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L’EHED Tv, web Tv des étudiants de l’EHED fraîchement lançée, a reçu Roger KAROUTCHI (sénateur UMP et ancien ministre) et Guillaume BALAS (Président du groupe PS au Conseil régional IDF) lors des dernières législatives. 

Invités :

Roger KAROUTCHI (sénateur UMP, ancien Ministre)

Guillaume BALAS (Président du groupe PS au Conseil Régional IDF)

Animation :

Donia EDEN (Canal+)

Bertran FARENC (Rencfa Prod)

Préparatifs émission : Simon BERLIÈRE
Intervenants : Bryan AKPABIO, Raphaël DOR
Régie : Yann MISAINE
Maquillage : Pauline ALLANIC
Logo : Thibault CSUKONYI
Montage + insertions : Benjamin VANOVERTVELD


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EHED Events et RENCFA Prod, vous annoncent enfin le nom des représentants officiels des deux partis qui viendront débattre, ce Mercredi 25 avril:

Rémi FERAUD (PS)
&
Benjamin LANCAR (UMP)

 

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Un livecast sera proposé tout le long du débat aux internautes sur le lien http://qik.com/fb-user-550262185


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AVEC LE HASHTAG #presidentielleEHED

DébatEHEDEvents

 


Nicolas

« Nicolas Le Pen », voici le titre d’un éditorial paru le 14 mars 2012 dans le Wall Street journal. Ce journal spécialisé dans la finance appartenant à l’ultra-conservateur Australien Rupert Murdoch le magnat des médias (donc résolument pas à gauche), s’inquiète de la tournure de la campagne présidentielle française, notamment des propositions du Président candidat Nicolas Sarkozy.

Ce qui inquiète le Wall Street Journal est la proposition du Président candidat de sortir de façon unilatérale des accords de Schengen, si les négociations (déjà entamées) sur cette convention ne vont pas dans l’intérêt de la France.

Certes, cette convention vieille de plus de 10 ans qui permet notamment la libre circulation des biens, personnes et services dans les pays membres de l’UE doit être renégociée, repensée. Nous en avons vu les limites lors du Printemps Arabe, quand le gouvernement de Silvio Berlusconi prit de vitesse par l’afflux de migrants tunisiens sur ses côtes, décida (sans se concerter avec ses voisins européens) de leur délivrer des titres de séjour provisoires afin qu’ils puissent rejoindre plus facilement des pays comme la France ou l’Angleterre et quitter, par la même occasion, le territoire Italien. Mais le fait qu’un Président en exercice, même candidat, évoque la possibilité que la deuxième puissance économique d’Europe puisse se désengager d’un des accords qui font l’Union européenne fait désordre à un moment où l’Union européenne n’a jamais eu autant besoin de solidarité. Donner la responsabilité à l’Union européenne des maux de la France est bien trop facile.

N’est-ce pas ce même candidat qui nous disait très récemment que la France a besoin de l’Union européenne, que sans l’Union européenne il n’y aurait pas de croissance, que seule l’Union européenne pouvait nous protéger de la concurrence économique des pays comme la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie et que l’Angleterre en faisant cavalier seul joué avec l’avenir de tous les Européens ?

Durant des mois Monsieur Sarkozy et Madame Merkel, n’ont eu cesse de rappeler leur désir d’une plus grande convergence des politiques économiques, fiscales et sociales des différents pays membres de l’UE justement.

Que pense Madame Merkel de la proposition de son « meilleur » allié européen ? Interrogée sur ce point par des députés de sa majoritée elle a répondu que cette proposition était « une thèse de campagne », en clair que cela ne sera jamais appliquée.

Le désir de Monsieur SARKOZY avec cette proposition est de reproduire la stratégie qui lui avait permis en 2007 d’accéder à la présidence de la République française en captant les voix des électeurs qui votent traditionnellement pour l’extrême droite. Puisque pour l’un des conseillers de Nicolas Sarkozy monsieur Buisson (ancien rédacteur en chef de Minute, un quotidien d’extrême droite), cela représente une excellente nouvelle, puisque ce titre du Wall Street journal envoie un message clair aux électeurs du Front National : « Pourquoi voter pour Marine LE PEN ? Vous avez déjà un candidat au pouvoir, qui a plus de chance d’être réélu président, et surtout qui défend vos idées ».

L’extrême « droitisation » de notre Président – Candidat inquiète également un autre célèbre quotidien financier, cette fois-ci d’outre-manche, le très libéral Financial times. Ce quotidien regrette que Nicolas Sarkozy reprenne les arguments de l’extrême droite stigmatisant les immigrés, leur reprochant de creuser le déficit de l’Etat et de tirer les salaires vers le bas. Déjà en 2007, Nicolas Sarkozy avait fait de l’immigration un axe de campagne durant l’élection présidentielle.

Les objectifs : « Lutter sans merci contre les clandestins, et limiter les regroupements familiaux pour privilégier le recrutement de migrants qualifiés ».

A côté de cette fermeté, le candidat prônait de mieux intégrer les populations immigrées.

Cinq ans plus tard, la répression et la stigmatisation l’ont emporté sur l’intégration, la multiplication des lois a permis d’expulser plus facilement et plus massivement les sans-papiers et de limiter l’immigration économique, de travail.

Le quotidien anglais rappelle que la France, tout comme les autres pays de l’OCDE, aura besoin dans les prochaines années d’un flux important d’immigration pour répondre à la demande sur le  marché du travail et de souligner que l’impact des migrants sur le taux de l’emploi est relativement faible en France. En 2010, Gregory Verdugov et Javier Ortega estimaient, que la hausse de 10 % de l’immigration en France de 1962 à 1999 avait augmenté les revenus des Français de 3 %, en permettant aux Français de grimper dans l’échelle des professions.

La « Droite Populaire », courant politique au sein de l’UMP qui a pour principale motivation de reprendre certaines idées du Front National, nous explique à travers la voix de son « VRP de luxe » monsieur Claude GUEANT (ministre de l’intérieur), que l’immigration pèse sur les comptes publics de l’Etat. Est-ce vrai ?

Une équipe de l’Université de Lille travaillant pour le chercheur Xavier Chonjicki, réalisé en 2009 une étude pour le compte du ministère des Affaires sociales sur les coûts et bénéfices de l’immigration pour l’économie nationale. En travaillant sur des chiffres officiels, attestés par l’Etat, les chercheurs ont décortiqué tous les grands postes de transfert des immigrés. Il en ressort que les immigrés sont des contributeurs nets : ils reçoivent annuellement de l’Etat 48 milliards d’euros de prestations, mais par ailleurs versent 60 milliards de cotisations et impôts. Car s’ils bénéficient de transferts importants pendant leurs jeunes années (aides sociales et familiales, chômage…), ils sont sous-représentés parmi les retraités, contrairement aux idées reçues ils se font moins soigner et ont une espérance de vie moindre : ils « profitent » donc moins des prestations santé et retraite, qui représentent 80% des dépenses sociales.

Certes, la France n’a pas la vocation « d’accueillir toute la misère du monde », mais les citoyens français méritent un débat présidentiel de qualité ainsi que de meilleures propositions électorales, ce ne sont pas une loi sur l’immigration, ni sur la viande Halal, ni une super-taxe sur les plus riches qui permettront à la France de renouer avec une croissance durable. La France a été pionnière dans la construction européenne, qu’elle le soit également dans l’élaboration d’un pacte de compétitivité Européen. Seule l’Europe permettra à la France, l’Espagne, la Grèce, l’Italie… de sortir de la crise économique et financière que nous traversons actuellement. La politique du repli sur soi a toujours eu de grandes conséquences sur le continent européen et a entraîné le monde dans deux guerres mondiales.

Le 21 avril 2012, allez voter et faites le bon choix !!

Mfumu KANZA


EHED Events,

Association d’étudiants en double cursus à Sciences Po Aix et au Groupe IGS organise, à Paris,  un débat public sur les enjeux de l’élection présidentielle.

L’événement aura lieu le Mercredi 7 mars à partir de 17h30 au 1 rue Jacques Bingen 75017 Paris (locaux du Groupe IGS.)

Seront présents :

PS : Mohammed Hanine
UMP: Mickael Camilleri
Front de Gauche: Maëlle Dubois
Front national : Mickael Ehrminger
EELV: Wandrille Jumeaux
Modem: François Xavier Pernicaud

Débat animé par Bertran Farenc, Consultant – http://www.rencfa.com.17h30 – 19h – Débat public autour des grands partis représentés à la présidentielle.
19h- 20h – Séance de questions .
20h – Cocktail .Renseignements et réservation :

0156796962 simon.berliere@gmail.com

Inscription sur facebook ici .

Nous vous prions de croire en l’assurance de nos salutations distinguées.

             L’équipe EHED Events .


Ce drame de Jeff Nichols, réalisateur américain est en salle en France depuis le 4 janvier. Le film a déjà été nominé à 21 reprises à travers le monde et même récompensé 9 fois ! Il a ainsi reçu notamment le Grand Prix de la semaine de la critique à Cannes et le Grand Prix du festival de Cinéma américain de Deauville.

Dans Take shelter, Curtis (Michael Shannon), alors qu’il mène une vie simple et agréable de trentenaire dans une campagne de l’Ohio avec sa femme Samantha (Jessica Chastain) et sa petite fille Hannah, se retrouve envahi d’une angoisse permanente : un orage va tout détruire !

Cela bouleverse évidemment sa vie, au départ parce qu’il fait de terribles cauchemars mais aussi ensuite car il devient complètement paranoïaque. On retrouve le thème du mal-être, récurrent dans le Cinéma indépendant américain, mal-être aussi bien psychologique que social. La crise de l’environnement et la peur de « fin du monde » sont aussi forcément présentes sur un léger fond de fantastique.

Durant les deux heures du film, on ne décroche pas et on se demande jusqu’où la panique de Curtis le détruira et détruira ce qui l’entoure.

Après Mélancholia de Lars von Trier l’année dernière, on se précipite sur Take Shelter pour son esthétisme, ses acteurs convaincants et sa prise de position très fine sur les troubles de la vie, en général.

BA

Après avoir vu le film : la conférence de presse donnée à Deauville

Claire Z. 


Tous les journaux en  parlent : Eric Cantona, l’ancien footballeur, cherche les 500 signatures d’élus nécessaires depuis 1976 pour la candidature à l’échéance présidentielle.

Parrain de la Fondation Abbé Pierre, il ne cache pas le but de ce coup de poing médiatique ; faire peser sur les débats la cause du mal-logement.

Avec sa forte personnalité et ses réussites sportives, cet homme n’a plus rien à prouver. Par son engagement, il dépasse le cadre de ses propres intérêts.

Il n’est pas sans rappeler, Michel Colucci, mieux connu sous le pseudonyme de Coluche qui également partit en quête des 500 parrainages en 1981 par provocation de la classe politique mais aussi pour interpeller l’opinion publique. L’affiche ci-dessous démontre bien son style, cinglant.

 

Cette période de bouillonnement intellectuel fait émerger des individus hors des partis politiques profitant de leur popularité pour mettre en lumière des enjeux, selon eux, mis de côté. A son époque les sondages annonçaient environ 15% d’intention de vote pour Coluche, qu’en sera-t-il pour le « King Eric » ?

Fabienne Abouaf