Archives de la catégorie ‘Comptes rendus de conférences’


On ne présente plus Jacques PERRIN, brillant acteur, auteur, réalisateur et producteur. Artiste aux multiples facettes, on se souvient de lui dans Les Demoiselles de Rochefort ou Peau-d’Ane. Ses réalisations comme Le Peuple migrateur, Les Choristes et Océans ont marqués les esprits. A 71 ans et 66 ans de carrière, Jacques Perrin totalise à son actif près de 127 films et séries tournés. Eric DEROO, quant à lui, est historien et cinéaste, notamment spécialiste de l’histoire de la colonisation. Il a réalisé de nombreux documentaires en rapport avec ce sujet. En 2008, leur coréalisation Empire du Milieu du Sud  sort en salle et signe l’aboutissement d’un long travail qui aura duré plus de dix ans. Retour sur ces années de recherches et de montage qui ont donné un documentaire hors du commun, riche et passionnant.

Empire du Milieu du Sud retrace l’histoire et les souffrances vécues par le peuple vietnamien depuis sa colonisation par les français. Pour les coréalisateurs, la dimension du film s’appuie sur la recherche d’un véritable témoignage émotionnel qui doit montrer également le caractère universel de la guerre. Perrin emploie d’ailleurs une image marquante: « Imaginez une rizière pleine de sang, celui-ci représente les peines et les mémoires qui se confondent, se rencontrent et témoignent. » Ainsi, le message induis du film est de constater que chacun doit se confronter à son destin, et que comme dans toutes les guerres, telle une tragédie antique, l’individu est partagé entre l’attachement à sa terre et l’horreur qui s’y déroule.

Ce sont près de 3000 heures d’archives découpées, provenant des quatre coins du monde, que les coréalisateurs ont visionnés pour s’imprégner du Vietnam et en tirer les meilleures images. Ce travail minutieux s’est parfois accompagné de démarches administratives complexes, ne facilitant pas l’accès aux documents. Ils se sont également retrouvé confrontés à devoir reconstituer tel un puzzle, des ensembles de séquences filmées d’un même sujet et qui avaient été séparé entre les différentes rédactions qui couvraient l’événement.

Eric Deroo souligne l’importance de l’arrivée du numérique qui a considérablement bouleversé le travail de montage. L’avancée de la technologie ouvre le champ des possibles pour la réalisation. Le but étant de rendre harmonieux l’échange entre l’image et les mots, accompagnés d’une musique qui apporte une profondeur supplémentaire au résultat final, le numérique favorise la multiplicité des combinaisons pour atteindre l’effet escompté.

Léa

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Organisée par la division des Formations sur mesure et Université d’entreprise de l’IGS

Animée par Olivier Zara, expert en réseaux, médias sociaux, identité numérique et personnal branding.

« L’intelligence collective est-elle au cœur de la compétitivité des entreprises ou un mirage 2.0 ?»

La réunion réunissait entre 40 et 50 participants, après une courte présentation du groupe IGS, du pôle formation continue et des différentes écoles du groupe, à laquelle il a malheureusement manquée un petit mot sur l’Ecole des Hautes Etudes de la Décision, Olivier Zara nous a présenté son plan d’intervention :

                1 – Le management paradoxal

2 – 2 compétences pour manager l’intelligence collective

Une demi-heure était réservée à la fin pour les questions et discussions.

Il existe deux perceptions possibles de l’intelligence collective :

  • La première, présente chez beaucoup de cadres dirigeants, pense à la perte de contrôle, à l’anarchie et au désordre qui pourrait subvenir d’une telle remise en cause des principes de management.
  • La seconde, qui pense aux bénéfices en termes d’innovation, de résolution de problème, de performance collective.

Cette seconde est celle qui sera développée ici et M. Zara s’appuie sur une citation d’un universitaire, Bernard Nadoulek qui dit qu’ « une entreprise dans laquelle il n’y a pas d’ordre est incapable de survivre mais une entreprise sans désordre est incapable d’évoluer. »

                1 – Le management paradoxal

Comment associer les collaborateurs à la prise de décision sans remettre en cause la légitimité managériale ?

  Finalités Culture Compétences Organisation
Logique

Ordre et institution

Stratégie/marque Corporate Traditionnelle Management équipe et projet Pyramide, division stricte des tâches  et processus
Logique

Chaos et individus

Carrière / Marque personnelle Créatifs culturels Management intelligence collective Horloge et espace coopératif

 

Le chaos est ainsi ce qui apporte de l’agilité à une organisation. Ainsi déstructurée, l’organisation devient une « pyramide renversée ».

Ces modèles sont rarement rencontrés purs et le manager d’aujourd’hui doit savoir qu’au sein de toute organisation, les deux cultures subsistent, notamment depuis que les théories des ressources humaines préconisent le développement des modes de management participatif.

Le manager a un rôle d’intermédiaire entre ces différentes cultures d’entreprise et il doit alors savoir basculer de l’ordre au désordre, en organisant des réunions de réflexion collective aux moments pertinents et il doit aussi savoir basculer du désordre à l’ordre en mettant en œuvre les décisions formées par le collectif.

M. Zara pointe alors les insuffisances des différentes solutions (logicielles ou autres) vendues aujourd’hui aux entreprises sous des noms exotiques (Réseaux sociaux d’entreprise, réseaux collaboratifs) puisque ces outils ne sauraient à eux-seuls insuffler une nouvelle vision du management et de la collaboration dans une entreprise.

2 – 2 compétences pour manager l’intelligence collective

Première compétence : savoir détecter les domaines de réflexion, quand il est « seul face à la feuille blanche » où l’apport du collectif serait bénéfique et pour lesquels il doit organiser une réunion.

Ces domaines sont les suivants :

  • Développement de la performance
  • Innovation collaborative
  • Résolution d’un problème complexe
  • Gouvernance et mode de travail

Seconde compétence : maîtriser l’animation de réunions dédiées à la réflexion collective.

Animation classique

Information

→communication descendante, présentations

Coordination

→mode projet, coopératif

Animation spécifique à l’IC

Création

→brainstorming

Réflexion

→sert à rassembler les idées existantes

 

Un outil pour le management de l’intelligence collective : la matrice AXIO

Je vous invite à aller en chercher une représentation sur Internet pour le visuel.

Voici simplement la synthèse littéraire de la structure de l’outil et de son apport.

Cette matrice décompose horizontalement les temps de la collaboration :

1 – Rechercher et partager l’information

2 – Réfléchir

3 – Consulter

4 – Décider

5 – Capitaliser et partager l’information

6 – Agir

Elle décompose ensuite le fonctionnement en individuel, collégial et collectif.

Cette structure permet de représenter le processus de collaboration, réel ou souhaité.

M. Zara rappelle l’importance et de la pertinence de la réflexion collective sur la décision du manager, finalement tenu pour unique responsable.

Il termine son intervention en rappelant la nuance entre compliqué et complexe.

Compliqué

Complexe

Nécessite du temps et de l’expertise Définit ce qui est holistique ou systémique
C’est le « territoire » des experts Recours à l’intelligence collective souhaitable

 

Tudi



Intervention de Michel Offerlé à l’occasion du 1er congrès national du CNEA (Conseil National des Employeurs Associatifs).

Michel Offerlé est professeur agrégé de l’Université de Paris la Sorbonne. Il est historien et sociologue, enseignant en sociohistoire et en sociologie politique à l’Ecole Normale Supérieure de Paris. Il est auteur de Sociologie des organisations patronales.

Quant au CNEA, on peut lire sur leur site : « Le Conseil National des Employeurs Associatifs – C.N.E.A – syndicat professionnel représentatif dans les domaines de l’animation, du sport et du tourisme social et familial a pour but de rassembler, accompagner et représenter les associations employeurs relevant de l’économie sociale gérant de façon désintéressée des activités éducatives, sportives, culturelles, scientifiques, sociales, de tourisme, de formation et de protection de l’environnement. Il est le fruit de la réunion depuis 2005 de 4 syndicats : le SADCS, le SNEFA, le SNOGAEC, et l’UNODESC. Plus de 4000 structures à but non lucratif sont aujourd’hui adhérentes, et parmi elles, des associations, fondations, clubs, fédérations, comités d’entreprise, mutuelles… »[1].

Le CNEA est aussi adhérent à l’Usgeres (Union des Syndicats et Groupements d’Employeurs Représentatifs dans l’Economie Sociale) qui est l’union de syndicats employeurs de l’Economie Sociale la plus importante à ce jour (Cf le billet sur l’économie sociale publié en début d’année).

Les travaux de Michel Offerlé portent sur le suffrage universel et plus récemment sur les organisations syndicales. Depuis environ cinq ans ses travaux ont porté sur les organisations syndicales patronales.

D’entrée il fait plusieurs constats préalables propres à l’Economie Sociale :

–        La réforme de la représentativité syndicale de 2008 concerne les syndicats de salariés mais pas les syndicats d’employeurs.

–        Il observe que les employeurs de l’Economie Sociale n’utilisent pas le même lexique que les employeurs des grandes organisations patronales tels que le Medef, la CGPME ou l’UPA. Ces dernières font du « lobbying », développent des groupes de pression. Choses peu ou pas connus dans l’Economie Sociale (ES).

–        Il note que les patrons de l’ES se nomment eux-mêmes employeurs de la même manière que les patrons post 68 se nomment dirigeant et non plus patron.

–        A la différence des organisations syndicales traditionnelles, les structures de l’ES sont davantage dans une logique de militantisme. Les organisations de l’ES n’offrent pas seulement des services juridiques et des opportunités économiques à la façon des organisations patronales traditionnelles qui organisent des réunions dans lesquelles on fait du « business », du « social ». Les structures de l’ES portent aussi des valeurs alternatives.

On peut distinguer plusieurs niveaux dans les organisations patronales.

Ce sont d’abord les grandes organisations patronales du secteur lucratif : MEDEF, CGPME, UPA ainsi que la moins connue AFEP (Association française des entreprises privées), qui représente environ 90 des plus grandes entreprises et grands groupes. A ces grandes organisations s’ajoutent l’ensemble des fédérations qui ne sont rattachées à aucune des grandes centrales syndicales. Ensuite viennent les clubs et autres boîtes à idées que sont entre autres l’Institut Montaigne (chiffre les programmes des partis politiques/proche de l’UMP), Croissance plus, l’Institut de l’entreprise, le club des jeunes dirigeants, Cides, Parrainer la croissance, Ethic etc…

Il rappelle que le modèle français est fédératif et confédératif. L’entreprise adhère à un syndicat qui adhère à une fédération qui adhère à une confédération.

Le sociologue remarque que les organisations patronales du secteur lucratif proposent un service, les entreprises adhèrent par intérêt à un syndicat comme le Medef, la CGPME, la Fédération Française du Bâtiment (FFB) (qui traite 250000 demandes de conseils chaque année) qui offrent des services juridiques et des services de défense des intérêts économique. Les entreprises de l’ES adhèrent par militantisme et conviction en plus des services juridiques offerts par le syndicat.

Michel Offerlé remarque que des organisations comme le Medef veulent non moins représenter les patrons que les entreprises elle-même, d’où le changement de nom du CPNEF (Conseil National du Patronat Français) créé en 1946 pour MEDEF (Mouvement des entreprises de France) en 1998. Ce n’est plus un conseil patronal mais un mouvement d’entreprises.

Le Medef prétend aujourd’hui représenter l’ensemble des entreprises françaises. Il ne représente pourtant qu’une petite partie des entreprises de l’ES quand l’ensemble de l’ES représente environ 10% du PIB national.

Par ailleurs la représentativité patronale est toujours au cœur des débats. Le rapport Perruchot a été publié par le journal Le Point il y a quelques semaines alors qu’il devait être littéralement enterré. Michel Offerlé reconnaît que le sujet est extrêmement complexe puisque qu’il s’agit de savoir sur quelle base doivent être effectués les calculs (représentativité démographique, économique ?). A cela s’ajoute le problème de la double adhésion, ainsi beaucoup de syndicats sont adhérents à la CGPME et au MEDEF. Le nombre officiel d’adhérents annoncés par les trois grandes centrales syndicales peut donc être au moins divisé par deux. – L’UIMM est un des meilleurs exemples, le fameux syndicat de la métallurgie est à la fois adhérent à la CGPME et au MEDEF. On se reportera au journal Les Echos qui relatait les dissensions existantes entre l’UIMM, principal adhérent de la CGPME, qui a menacé de quitter le syndicat à cause de leur position par rapport à la représentativité patronale (ils ont signé un accord avec l’Usgeres en faveur d’une réforme[2]) –

Les organisations syndicales connaissent donc beaucoup d’évolutions ces dernières années. Elles continueront d’évoluer dans les prochaines années, le sujet le plus brûlant étant la question de la représentativité patronale.

Notes : Quant à savoir si le Medef a un réel pouvoir d’influence sur le gouvernement, Michel Offerlé reconnaît que la question est complexe et ne peut pas faire l’objet d’une réponse simple. Cependant, il observe que le Medef jouit d’un pouvoir d’accès et de lobbying du fait du haut niveau de ses experts. De plus les responsables des grandes centrales syndicales sont souvent proches des hauts fonctionnaires d’Etat et quelque fois eux-mêmes anciens responsables politiques. Tous ces responsables politiques et syndicaux sont aussi proches de par leur formation de base, ils sont souvent diplômés des mêmes grandes écoles : ENA etc… Enfin il faut savoir que l’Etat fait régulièrement appel au Medef à titre consultatif pour des projets de réforme et autres, d’où une proximité et une connivence forte entre le syndicat et le pouvoir.

Pierre GAUTIER de LAHAUT


En déplacement à Istanbul entre les fêtes, je décide ici de retranscrire mes quelques impressions, un voyage passionnant pour un étudiant en sciences politiques en ces périodes de tensions diplomatiques Franco -Turques.

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Située de part et d’autre du Bosphore,  à cheval sur deux continents  (l’Europe et l’Asie )   la métropole Turque vit et s’enrichit de contrastes, les femmes voilées côtoient les jolies stambouliotes en jupes, les hommes d’affaires croisent les vendeurs de vêtements contrefaits, de marrons chauds ou de simit.( pain au sésame turc)

Mais ce mélange des genres semble tenir, autour de symboles forts et d’une certaine identité turque. En Turquie les symboles patriotiques sont forts,  l’enracinement est puissant, tant l’histoire du pays est riche, celle de Soliman le magnifique, de Fatih Sultan Mehmet et d’Atatürk

Istanbul est une ville vivante, dynamique, tout est ouvert, et presque tous les jours, dans les restaurants, les serveurs travaillent dur et vous accueillent de mezzes et de leur sympathie.

La gastronomie est un art en Turquie, les repas sont très variés, le thé se boit tout le temps et à toute heure,
Certains restaurants dominent le bosphore , dont le restaurant Hamdi,  Les bazars regorgent de trésors et d’objets orientaux.  Une société civile en mouvement donc,  qui montre bien l’essor du pays.

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Malgré la chute de l’empire ottoman l’histoire reste omniprésente en Turquie, on est tout de suite saisi par la grandeur du défunt empire ottoman.

Sultanhamet, quartier historique regroupant Aya sophia ( Sainte sophie), la mosquée bleue, et sa citerne basilique sont des vestiges inestimables faisant d’Istanbul une ville classée au patrimoine mondial de  l’Unesco.

La population est hétéroclite,  les femmes turques ont une beauté simple et taciturne qu’évoquait l’écrivain Pierre Loti dans ses romans. (Notamment dans le romain Aziyadé écrit en 1879).  Istanbul recense entre 13 et 17 millions d’habitants selon les sources, une société composite d’hommes et de femmes, dotés d’un certain ordre moral, d’amour de la gastronomie et d’attrait pour le sport. (Le football en majorité)

Les turcs aiment le football, tout turc a un club de référence. Ce sport est très important en Turquie,  Besiktas, Fenerbace,  et Galatasarai sont les 3 principaux clubs correspondants à des quartiers de la ville.

D’ailleurs Pascal Nouma,  footballeur Français à la retraite est une star en Turquie. Un Français qui a choisi de vivre en Turquie. Loin des turpitudes politicardes de la diplomatie.

La Turquie est un pays intéressant politiquement, mêlant  différents aspects,  le pays est en quelque sorte dans un retour à la tradition religieuse depuis l’élection d’un gouvernement à tendance musulmane, et est en même temps membre de l’OTAN.

Sa stratégie de défense est complexe, les principales menaces avouées sont la Grèce et la Syrie, mais également à l’intérieure du territoire où les Kurdes constituent un danger

Cela a conduit la Turquie, à opérer une alliance avec Israël pour prendre à revers la menace syrienne, cette alliance est toutefois quelque peu déclinante depuis l’arrivée au pouvoir en 2002 de l’AKP (Parti pour la justice et le développement ).

Erdogan et son Parti,  l’AKP ont pris le pouvoir et n’ont pas la bienveillance de la jeune génération branchée à Facebook et aux clubs huppés, où se côtoient mannequins, élite turque et richissimes personnes de la péninsule arabique.

La société traditionnelle, semble plus partagée sur le parti au pouvoir, certains admirent les réformes réalisées, mais sur place, un amateur de raki,  l’alcool national au gout d’anis, nous confiera qu’il voit toutefois ce parti comme restrictif en terme de libertés publiques, notamment concernant les artistes et journalistes menacés ou mis en examens.

Erdogan est dans une relation complexe avec le sacro-saint principe de laïcité, se réclamant des principes laïcs édictés par Mustapha Kemal Ataturk. Erdogan a pourtant donné le droit en 2008 aux jeunes filles musulmanes de porter le voile dans les universités, et a montré sa volonté de  donner une plus grande place à la religion dans la société.  Fait religieux omniprésent dans une ville ou se côtoient Eglises, Synagogues et Mosquées, faisant ainsi d’Istanbul une destination prisée par les touristes du monde entier.

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Les touristes Français sont nombreux à avoir choisi la Turquie, en partie par effet d’évitement  des révolutions des pays du bassin méditerranéen.  L’accueil des touristes est agréable, en tant que Français, certains Turcs tiquent sur notre passage, certains font des remarques au sujet de la proposition de loi votée au parlement concernant le génocide Arménien.

Mais cette loi ne concerne pas juridiquement le seul cas Arménien, puisqu’elle vise à réprimer la contestation de l’existence de l’ensemble des génocides reconnus par la loi.

Celle-ci vient pourtant encourager un contexte politique complexe, en effet,  les affiches appelant au boycott de la France sont présentes et la population turque est par nature une population fière qui n’aime pas se voir dicter une conduite par un pays tiers.

Certains habitants sont donc un peu énervés face à l’attitude française, le gouvernement turc dans la même idée rétorque en évoquant les massacres en Algérie.

Une dégradation de notre image en Turquie sur laquelle il faut réfléchir, tant l’amitié Franco Turque est une richesse du passé, en effet  ici les élites turques viennent apprendre le Français dans les lycées et Universités Françaises ( Lycée Saint joseph, Université de Galatasarai ).
Des relations remontant à François 1er, qui avait entrepris un accord avec Soliman le Magnifique contre Charles Quint, ces relations perdureront et permettront en 1536, à la France  de devenir la première puissance européenne à obtenir des privilèges commerciaux avec la Turquie, des accords donc, vieux de 5 siècles,  qu’on a du mal a voir ternis par la droite de Patrick Devedjian, qui semble en ce moment regarder plus vers l’Arménie que vers l’ industrie Française.

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Même en France ce projet de loi suscite la controverse, certains y voient une loi mémorielle, comme Pierre Nora qui y voit une ingérence du pouvoir législatif dans la recherche académique. « Elles sont évidement liberticides et antidémocratiques »

Pascal Boniface chercheur à l’Iris pose la  question suivante :  » imaginez que le parlement turc vote une loi sur le génocide vendéen ? »

Pour d’autres, elle est simplement une loi réprimant un négationnisme outrancier. Ainsi le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian a d’ailleurs tenu à exprimer la gratitude de son pays par ces mots :   «Je veux, une fois de plus, exprimer ma gratitude aux plus hautes autorités de la France, à l’Assemblée nationale et au peuple français ».

Une situation complexe donc, ou le débat se focalise sur la situation arménienne,  mais le problème de la reconnaissance historique des massacres est un problème bien plus large.

On ne peut à ce sujet que prêcher un système éducatif évoquant une vision cohérente et égalitaire de l’ensemble du processus historique Français.  (Notamment des faits moins mis en avant dans le programme scolaire, par exemple les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, évocateurs de notre passif colonial en Algérie ou  la défaite Française de Dien Bien Phu en Indochine.)

Construire des individus éduqués et responsables devant leur histoire donc, en évitant de construire notre mémoire en passant par les tribunaux, sans quoi les communautés vivant en France ne se gêneront pas, pour demander part égale des reconnaissances par la logique jurisprudentielle.

Une société qui multiplie les lois mémorielles ne peut aller vers une liberté académique dans la recherche ou le débat.

Il serait donc intéressant que le corps politique Français permette la confrontation des idées en passant de la mémoire des communautés à l’histoire du pays avant de se permettre de donner des leçons à la souveraine Turquie.

Simon Berliere

EhedGroupe IGS / Sciences Po Aix


C’est le Jeudi 24 Novembre, sur les bancs de Sciences Po Paris, que les étudiants de l’EHED se sont retrouvés pour la Conférence Nucléaire : Comment répondre à l’Iran ?

A l’origine de cette conférence, Persépolitique, l’association franco-iranienne de Sciences Po. Plusieurs personnalités étaient présentes pour discuter et débattre autour de la question du nucléaire iranien :

– François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France en Iran (2001 – 2005)
-Thierry Coville, chercheur à l’Institut de recherche internationale et Stratégique
-Armin Arefi , journaliste franco-iranien auteur des ouvrages Dentelles et Tchador et Rubans et Turbans ainsi que du blog Le Monde Dentelles et Tchador.

Nos trois intervenants se sont dans un premier temps penchés sur le rapport de l’AIEA (l’agence internationale de l’énergie atomique) à propos de l’état d’avancement du programme nucléaire iranien. Il est ressorti des différents échanges que ce  rapport était assez modéré, dans le sens où il n’apportait rien de fondamentalement nouveau à ce que l’on savait. En effet, l’Iran a interrompu son programme d’enrichissement d’Uranium en 2003 et a entrepris un effort de dialogue avec la France, les Allemands, et les UK.

Selon les intervenants, si l’Iran a suspendu son programme et accepté un contrôle de AIEA, c’est une preuve de bonne foi et de transparence envers la communauté internationale qui n’a pas été sans conséquences en Iran : l’arrêt des programmes a provoqué des  tensions internes très fortes.

Les intervenants ont soulevé le ton alarmiste des médias occidentaux, souvent déconnecté de la réalité du programme nucléaire iranien. Le mois dernier, nous pouvions lire en Une du Figaro « l’Iran cherche l’arme atomique ». La cherche-t-elle vraiment ?

On constate une fermeture dans le camp occidental dans la négociation avec l’Iran. En effet, la Turquie et le Brésil ont passé un accord avec l’Iran que les pays occidentaux ont condamné et balayé d’un revers de main. Néanmoins, l’effort de médiation entrepris par des pays proches du régime iranien était colossal.

Une question se pose : pourquoi un tel deux poids deux mesures et un acharnement sur l’Iran ?

En effet, l’Iran est signataire du TNP (Traité sur la non prolifération des armes nucléaires), signataire également du protocole additionnel de l’AIEA qui permet l’intervention sans sommation auprès d’un pays soupçonné de. L’Inde, le Pakistan et Israël, pays ayant développé l’arme nucléaire,  pourtant « sensibles » sur le plan géopolitique ne le sont pas et ne bénéficient pas d’une telle attention de la communauté internationale. Par ailleurs, le président iranien s’est dit prêt à accepter d’enrichir l’Uranium dans d’autres pays (la France, la Turquie). Le deux poids deux mesures est donc « flagrant » pour les trois intervenants, et devient le point central de l’argumentaire du régime iranien pour justifier sa démarche.

Ainsi, l’une des interrogations du peuple iranien se porte sur cette différence de traitement entre pays de la part de la communauté internationale : pourquoi refuser à un pays signataire du TNP le nucléaire civil et fermer les yeux sur les détenteurs d’armes atomiques non signataires de ce traité ?

Pour le peuple iranien, l’accès au nucléaire est le symbole d’une conquête de la modernité. Contrairement aux idées reçues, le programme nucléaire iranien ne date pas d’hier. Dès les années 70 il avait été envisagé par le régime du Chah. La Révolution, a provisoirement mis entre parenthèse les projets nucléaires : Khomeiny avait choisi de se démarquer du Chah et de mettre en attente tous les projets qu’il avait entrepris.  Un événement vient remettre au goût du jour la question du nucléaire : l’attaque de l’Iran par l’Irak. L’Iran décide implicitement de créer une force de dissuasion : on parle de programme de missiles et de militarisation de l’uranium.

Néanmoins, les problèmes économiques et sociaux qui persistent en Iran sont la principale préoccupation des Iraniens, bien avant la question du nucléaire (Armin Arefi souligne qu’une partie des Iraniens n’ont même pas consciences des enjeux du nucléaire et ne savent pas ce que c’est).

Quelle attitude face à l’Iran ?

La politique de sanction  ne fonctionne pas vis-à-vis de l’Iran. En effet, même si elle est mise en avant, l’Iran reste un partenaire de taille. Par exemple l’Allemagne est 1er partenaire de l’Iran en termes de commerce. Par ailleurs, les sanctions favorisent la création de réseaux organisés de contournement.

La guerre est elle une solution ? S’il y a frappe militaire sur les installations nucléaires iraniennes, c’est un non sens car le pays est signataire de l’AIEA. L’Iran se retirera du traité et retrouvera sa liberté nucléaire, à la suite de quoi la communauté internationale n’aura plus de marge de manœuvre.

La négociation est la meilleure des solutions, du moins celle qui reste la plus efficace.

L’intérêt du nucléaire pour l’Iran.

Il est indéniable que l’Iran cherche la suprématie dans la région. Se doter du nucléaire civil lui permettra dans un  premier temps d’affirmer sa modernité au Moyen-Orient, pays déjà très modernisé (depuis la Révolution, le taux fécondité en Iran est passé de 7 à 2%). Dans le même temps, le nucléaire permettra à l’Iran de se doter d’un « avantage comparatif » face aux monarchies du Golfe, rivales historiques.

Par ailleurs, même si les ressources en pétrole sont considérables en Iran, le régime est conscient que cette ressource est épuisable : il est donc impératif et légitime de vouloir diversifier ses sources d’énergies en développant le nucléaire civil.

Quelques mots sur l’opposition émergente et la politique interne

Confondre la politique interne et externe de l’Iran n’est pas logique, bien que les deux soient liés. Plusieurs tentatives du gouvernement US ainsi que d’autres pays ont été mises en place pour déstabiliser le pouvoir Iranien : le soutien des milices Kurdes par exemple.

Mais une chose est sûre : personne ne peut renverser le pouvoir Iranien hormis les iraniens eux-mêmes. L’opposition émergente se bat principalement pour la transparence politique et pour des droits économiques et sociaux. La question du nucléaire rassemble, bien plus qu’elle ne divise et renforce l’opposition : soutenir cette dernière ne revient pas à faire reculer l’envie du nucléaire chez les Iraniens.

Un point à souligner : en Iran il est très difficile de savoir qui décide. L’Iran dispose d’un Conseil national de sécurité (copie exacte des US) où sont représentés tous les organes du pouvoir (ministres, chef de l’armée…). Un Conseil des Experts est élu pour 5 ans et élit lui-même le Guide, sur lequel il a un pouvoir de destitution.  Ainsi, il est impossible de dire que le pouvoir est concentré entre les mains du Président, du Guide ou autre. Le processus de décision en Iran complexe certes mais pas si différent d’autres pays.

Recommandations bibliographiques :

CONESA Pierre,  La Fabrication de l’ennemi.

Samy HD


Plusieurs étudiants de l’EHED ont eu l’opportunité d’assister à une conférence portant sur la Communication de Crise le 29 Septembre dernier,  organisée à L’Ecole Militaire par L’Association Nationale des Auditeurs Jeunes de l’IHEDN. Voici un compte-rendu de cette conférence qui a leur a permis d’ouvrir leur vision sur la gestion de l’information et d’acquérir de nouvelles techniques de communication pour faire face aux crises dans un cadre d’entreprise. 

Cette conférence intitulée « Gestion des Sources ouvertes & Communication de crise » était animée par Vincent DUCREY, expert en Management de l’information, Conseiller Communication Internet au sein du gouvernement et auteur du Guide de l’influence aux Editions Eyrolles.

C’est lors de son intervention à l’IHEDN que Vincent Ducrey s’est proposé d’approfondir les thèses émises dans son Guide de l’influence et d’expliciter sa vision de ce qu’il appelle le « Hub Management » ou la manière d’optimiser la communication en temps réelle.

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L’intervention de Vincent DUCREY a d’abord été introduite par le Capitaine de vaisseau Emmanuel GOURAUD, officier de communication à l’Ecole de guerre.

La Marine française a subit en temps réel la diversification des supports de communications et l’explosion des flux d’informations. Très vite, la question de la gestion de ces flux s’est posée pour la Marine mais également pour toutes les Armées française. Comment arriver à faire un lien entre l’expérience de terrain et les flux importants d’informations ? En 2006 par exemple, lors de la guerre Israël-Hezbollah, on constate que le Hezbollah a tenté d’occuper l’espace médiatique, ce qui a suscité de fortes réactions chez le public, y compris le public français. A contrario, le bruit médiatique est faible lorsqu’il s’agit de l’Afghanistan. Ceci créé un fossé entre le public et l’Armée, entre l’émotionnel et le réel, d’où les interrogations sur la pertinence de l’action française dans cette région.

Ainsi, les Armées françaises doivent traiter avec un flux d’information de plus en plus diversifiée, de moins en moins contrôlé, ne retranscrivant pas forcément d’une manière objective leurs actions.  Le Capitaine GOURAUD préconise au public d’observer les différents flux d’informations, de surveiller et de diversifier ses sources, et surtout de soigner sa culture générale.

Face à cela, les Armées s’adaptent  et interagissent avec le public : lors de la guerre en Lybie, les rapports et détails des opérations étaient diffusés en ligne en temps réel, ce qui a permis au public de vivre le conflit en direct, non pas via les médias, mais via les sources elles-mêmes.

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Les travaux et recherches de Vincent DUCREY qui l’ont conduit à l’écriture du Guide de l’influence ont été animés par une seule et même interrogation : Comment déployer une gestion de crise intégrée ?

A cette question, une seule réponse : assurer la complémentarité des actions et la coordination entre les outils de communication. De quelle façon ? C’est l’objet de cette conférence qu’il a illustré par l’attaque de Greenpeace envers le groupe Nestlé en 2009.

Qu’est ce que la Crise ? Le cas Kit Kat

Tout d’abord les causes et risques qui conduisent à une crise peuvent être de différents ordres : endogènes ou exogènes, politiques, diplomatiques, économiques, sociaux… Il est impossible et déconseillé de s’attacher à gérer la communication sur tous les publics lors de la communication de crise. En effet, les crises se développent en trois phases :

–       Une phase émotionnelle

–       Une phase polémique lors de laquelle l’opinion émèrge. Les gestionnaires de la crise doivent, à ce moment, déjà avoir des clés de réponse.

–       Une phase rationnelle, phase durant laquelle les solutions pour régler la crise sont mise en application.

Le cas KitKat de décembre 2009 lié au mouvement Greenpeace est emblématique.

En effet, en 2009, la marque Nestlé, annonce que ses produits Kit Kat se placent désormais sur un programme de commerce équitable labellisé par Fairtrade (label de commerce équitable spécialisé sur les produits contenant du Cacao). Présentant ainsi les produits Kit Kat comme issus du commerce équitable, la marque s’attire les foudres d’associations de lutte pour l’environnement car cet approvisionnement labellisé commerce équitable ne se fait que sur une seule composante de son produit. En effet, la marque continue à utiliser de l’Huile de Palme dans ses barres chocolatées, importée en grande quantité d’Indonésie.

L’attaque de Greenpeace

Le 17 mars 2010, Greenpeace créé un site internet  « Greenpeace.org/kikat » exposant des photos de forêts dévastées en Indonésie, responsables de la disparition de plusieurs espèces animales dans cette région. Très vite le public est marqué par ce site internet  et Greenpeace agit en conséquence : elle propose des kits pour les anti-kitkat : stickers à diffuser dans les grandes villes, vidéos  à diffuser sur tous supports…  L’organisation diffuse même un spot choc illustrant les méfaits de la marque.

Ce même mois, Greenpeace décide d’attaquer la marque sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter, et choisit le vendredi pour lancer l’attaque.

D’après Vincent DUCREY, le vendredi est la journée idéale pour communiquer. En effet, c’est le début du week-end : le public a donc  plus de temps pour participer au « buzz ». En général, les polémiques enflent durant le week-end et les médias traditionnels récupèrent le buzz la semaine suivante.

Cet action sur les réseaux sociaux fait effet : en l’espace d’un week end, Nestlé perd 2% en bourse.

Greenpeace ne s’arrête pas à des actions virtuelles. L’organisation dépêche des activistes pour l’attaque du siège de KitKat en Allemagne, organise des manifestations devant les lieux de réunion des actionnaires de la marque, crack les connexions Wi-Fi de ces derniers…

La Riposte de Nestlé

Après l’attaque de Greenpeace sur les réseaux sociaux, les sites internet, Facebook et Twitter de Nestlé sont submergés de commentaires.

Cependant, la personne en charge du suivi est mal formée et manque de maturité : elle engage des discussions un peu trop familières avec les internautes qui se traduisent par des menaces et des insultes.

Les consommateurs montent alors un nouveau groupe pour discuter de ce sujet : Nestlé perd alors le contrôle sur la crise KitKat. Pendant ce temps, le Président de Greenpeace confirme que l’organisation continuera son action tant qu’il n’y aura pas de de déclaration officielle de la part de Nestlé et KitKat de l’arrêt de son activité avec l’huile de palme.

Un mois après le début de la crise, le président de Nestlé écrit une lettre ouverte au Président de Greenpeace qui se conclue sur un accord. Quelques semaines plus tard Greenpeace suspend son action et clôt sa campagne médiatique visant à attaquer la marque.

Peu de temps après, la marque lance le 75ème anniversaire de la marque KitKat pour « rafraîchir » le contenu médiatique la concernant et dissiper la polémique. Les analystes comme Vincent DUCREY noterons que la marque avait fêté ses 75 ans en 2007 et non pas en 2010.

Plusieurs erreurs sont à noter dans la riposte de Nestlé:

–       L’équipe chargée de la gestion des contenus et de la modération était mal formée

–       La réaction de la marque a été beaucoup trop tardive

–       Greenpeace a envahit tous les canaux médiatiques, laissant peu de place à Nestlé pour riposter : la marque aurait du anticiper.

–       La marque aurait pu ouvrir un forum pour tenter de canaliser l’opinion

–       Les moyens mis en œuvre pour faire oublier la crise manquent de crédibilité (invention du 75ème anniversaire)

–       L’utilisation d’Internet n’a pas été mise à profit, alors que cet outil devient un moyen de plus en plus important pour fédérer les gens.

**

 Nous  sommes dans une période de ce que Vincent DUCREY appelle  « médiasphère » :

–       Information  flottante

–       Information Multi-supports

–       Information changeante et immédiate.

Pour être influent, un message va passer par divers canaux qui vont influer, dupliquer, amplifier ce message. Il faut donc rassembler les relais d’influence. 

Un message passe par quatre grandes étapes :

–       L’émission du message piloté par des marques, des gouvernements, les autorités… . Logique de Mass Media.

–       La mobilisation en ligne (interaction avec les citoyens)

–       L’impact du message dans l’opinion et ses conséquences

–       Les actions concrètes liées au message

Pour Vincent DUCREY, les organisations doivent optimiser le jour de réaction. Comme nous l’avons souligné pour le cas KitKat, le week-end et le vendredi sont privilégiés. Le Mardi et le Jeudi sont également des jours où le public est plus réceptif. Le lundi est à éviter. Le temps de réaction ne doit pas excéder, idéalement, 8 à 10 heures. 48 heures sont déjà trop.

Les messages doivent également être adaptés aux différentes générations. L’on adressera des messages formels à la génération « silencieuse » (née avec la radio, entre 1920 et 1940) et aux baby-boomers (qui utilisent radio et télé de manière couplée, parfois internet). L’on privilégiera les messages informels pour la génération X (médias traditionnels), la génération « passive » Y (qui consomme  moins les médias traditionnels et qui attend que l’information lui soit apportée) et la génération Z (constamment connectée à internet).

Lorsqu’un message de riposte est lancé suite à une attaque, il passe par trois phases :

–       Annonce dans les différents médias.

–       Débats sur le message dans les zones participatives > attention ! possibilité d’altération du message.

–       Diffusion dans l’opinion publique.

Comment limiter l’altération ? Il faut anticiper la reprise des messages et les rapports de force car aujourd’hui, les internautes deviennent médias mêmes sources, ce qui risque de limiter la diffusion de notre message.

Il faut devenir INFLUENCEUR. Avant, les influenceurs étaient les lobbies qui agissaient directement sur les médias. Aujourd’hui, la source va directement sur internet impacter l’opinion. C’est une vraie nouveauté : le contact est direct, sans altération. C’est pour cette raison qu’il est privilégié par le public et qu’il doit aussi être mis en avant par les diffuseurs d’un message.

Un question essentielle se pose alors: Comment gérer le Hub Management ?

  • Elaborer une stratégie en se positionnant face aux concurrents (Benchmarking) pour avoir une base de connaissance de l’environnement et axer sa stratégie. On étudie les rapports de force, mais aussi les rapports de fidélité (lorsque l’on émet un message, nous avons toujours besoin de soutien)
  • Mettre en place des tactiques. Les entreprises peuvent publier des rapports, sondages ou autres chiffres fiables pour se défendre d’une éventuelle attaque. Elles ont également la possibilité d’acheter des espaces de pub pour contrôler leur référencement, de réaliser des campagnes de mailing et de communication…
  • Réaliser des Actions concrètes. Il ne faut surtout pas que les entreprises soient absentes sur les maillons principaux des flux d’infomations. Elles ne doivent pas hésiter à mobiliser leurs soutiens (consommateurs et clients, fournisseurs, éventuellement autorités) et doivent une riposte appropriée en fonction de l’attaque (ne surtout pas reproduire la même erreur que l’administrateur de la page Nestlé sur Facebook: entrer dans le jeu des détracteurs). Afin d’anticiper le préjudice, et pour être en mesure de réagir rapidement, une action évidente mais utile : mettre le nom de l’organisation en veille sur Google Actualités.
  • L’Evaluation de l’efficacité des actions est essentielle pour pouvoir corriger les erreurs commises.

Pour réaliser cette démarche, il faut une organisation en amont. Pour Vincent DUCREY, le pôle communication de toute organisation doit se subdiviser en trois équipes aux rôles distincts :

–       L’équipe Médias qui réalise la veille média

–       L’équipe Internet qui réalise la veille Internet

–       L’équipe qui produit et diffuse les contenus en ligne

Il faut toujours garder le contact et ne jamais communiquer silencieusement.

Fadila BL

Pour en savoir plus :

–       DUCREY Vincent, Guide de l’influence, Ed. Eyrolles

–       Fiche de lecture du livre : http://www.guide-influence.com/GI_fiche_de_lecture.pdf

–       Document Power Point de présentation à demander par mail à l’adresse: fbakkar@groupe-igs.fr


Colloque entreprise et Sacré


Le 20 Octobre dernier,  Propédia, laboratoire de recherche du Groupe IGS, accueillait dans le cadre du cycle de conférence « Entreprise et Sacré »,   Hazem El Shaffei, président de L’Institut des Civilisations du bassin méditerranéen  et du Moyen-Orient et aumônier des Aéroports de Paris.

Les étudiants de l’Ecole des Hautes Etudes de la Décision ont eu l’opportunité d’assister à la conférence-débat animée par ce spécialiste de l’Islam.

Cette conférence a mis en lumière plusieurs aspects de la sacralité en  l’Islam, du rapport de cette religion à la vie collective, et a été l’occasion pour les étudiants del’Ecole des Hautes Etudes de la Décision d’échanger leurs interrogations et points de vue avec notre invité et l’assistance.

Vous retrouverez la vidéo de la conférence Islam et Entreprise en ligne:

Conférence Islam & Entreprise – Hazem El Shaffei – 20 Octobre 2011