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Nouveau blog les Chroniques de l’EHED

Publié: 26/07/2013 par fduruehed dans Billets

Nous avons le plaisir de vous présenter notre nouveau blog « Les chroniques de l’EHED » .

Il a été repensé pour offrir un contenu de qualité mis en valeur. Plus convivial il reprend les contenus présents ici, il vous offre également la possibilité d’en savoir plus sur l’EHED.

Inscrivez vous, vous pourrez poster des articles et réagir à ceux déjà en ligne.

 Chroniques_EHED


La guerre contre le terrorisme est gagnée. Il y aura certes encore quelques actions ponctuelles qui mettront de temps à autre l’Occident en émoi. Mais rien de vraiment grave. Rien qui puisse désormais déstabiliser durablement le monde. Que pourraient-ils faire d’ailleurs ces terroristes pour mettre la planète à feu et à sang ? Premiers surpris par les résultats spectaculaires du 11 septembre, ils se sont eux-mêmes mis une barre qui semble impossible à dépasser. En effet le terrorisme se nourrit de la terreur et de l’effroi qu’il génère. Après l’effondrement des Twins la surenchère ne pourrait être que nucléaire et on voit mal comment une poignée de fanatique pourraient, n’en déplaise aux romanciers, faire exploser une charge nucléaire au sein d’une grande  métropole.

Il reste bien sûr la guerre en Irak et en Afghanistan. Mais ce sont là des épiphénomènes qui ont peu d’influence sur la marche d’un monde dont l’économie ne s’est jamais aussi bien portée.

Ainsi les Islamistes ont perdu leur pari. L’Algérie elle-même en a fini avec la guerre civile qui la minait et dans la foulée les tentatives de déstabilisation des grands pays musulmans que sont l’Indonésie, l’Egypte et la Turquie ont échoué. Le panarabisme a vécu, l’Islam conquérante s’essouffle… Il est désormais temps que la Méditerranée et  l’Europe, se réinventent une histoire commune et referment à jamais cette cicatrice millénaire faite de peurs, de conflits et de rancoeurs.

Pourtant les sceptiques de tout bord n’en ont pas fini avec les épouvantails. Le monde musulman n’est-il pas en train de se doter de la bombe atomique ? En effet que restera-t-il à nos stratèges en herbe si après la chute du mur, l’échec du terrorisme on leur enlève le danger de la bombe iranienne ?

Il n’est pourtant pas si sûr qu’un Iran de retour sur la scène internationale ne soit pas une chance plus qu’un danger. En effet aussi paradoxal que cela puisse paraître un Iran fort, donc doté de la capacité nucléaire, pourrait bien être un gage de stabilité dansla région. Ainsiles Américains seraient peut-être heureux de lui céder la gestion du bourbier irakien.

Il est de toutes façons peu probable que Téhéran entreprenne d’atomiser Tel Aviv. A l’opposé une nouvelle puissance nucléaire dans la région, obligerait les Israéliens à enfin s’engager dans un véritable processus de résolution du conflit israélo-arabe. Il n’y a en effet que trois solutions pour venir à bout de ce furoncle qui empêche la constitution d’un véritable ensemble économique et politique autour de la Méditerranée.

La première passe par la destruction totale d’Israël. Evénement fort improbable que des décennies de guerres conventionnelles n’ont pas permis et qui dont la réussite serait d’autant plus aléatoire pour les agresseurs, qu’Israël c’est doté d’une capacité de frappe nucléaire depuis au moins 40 ans.

La seconde voudrait que l’on procède à l’extermination de tous les musulmans dela région. Celase passe de tout commentaire…

La troisième et unique solution, celle qui privilégie un accord acceptable par tous les partis, nécessite que les protagonistes puissent arriver à la table des négociations à égalité. C’est ici qu’entre en jeu un Iran devenu puissance nucléaire.

Osons en effet parier qu’une nation qui puise dans des racines millénaires son héritage historique, saura faire bon usage de cette puissance nouvellement acquise. Considérons, qu’au regard de l’Histoire, l’Islamisme des Gardiens de la Révolution, sera à l’Iran ce que le Bolchevisme fut à la Russie ; une adolescence agitée et rebelle.

L’arme atomique a su éviter à l’Europe une troisième guerre mondiale à une époque où les démocraties occidentales n’étaient pas des parangons de vertu. Pourquoi les mêmes causes ne produiraient pas les mêmes effets ? Les dirigeants arabes, turcs ou perses, seraient-ils moins intelligents que les chefs de gouvernements occidentaux des Trente Glorieuses. Qu’auraient-ils à gagner à nucléariser le monde. Il suffirait de toutes manières que d’un unique départ de missile, pour qu’Istanbul, Damas ou Téhéran soient rayés de la carte.

Par contre, et c’est là que le bas blesse, pour nous autres occidentaux, grands exportateurs et pourvoyeurs de préceptes démocratiques, il leur suffirait d’un seul missile pour qu’à l’image du général de Gaulle dans les années 60, ils puissent peser sur les décisions régionales et prendre en main la destinée du Moyen-Orient. Finalement n’est-ce pas cela dont nous aurions peur ? Qu’à l’instar de l’Europe au sortir dela Guerre Froide, naisse enfin une Union Méditerranéenne. Il est plus que temps que nous comprenions enfin que le monde n’est pas un puzzle à dessin unique façonné par quelques uns, mais une mosaïque à géométrie variable. Après tout nous avons bien survécu à l’effondrement de la « pax romana »…

Christophe LAMANDE

EHED-PROPEDIA

L’Art de la méthode…

Publié: 03/02/2012 par fduruehed dans Actualités nationales, Billets

Bonjour à tous les bloggueurs de l’EHED,

je vous ai posté, pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu, l’éditorial du Monde paru le 31 janvier dernier commentant l’allocution présidentielle de dimanche 29.

Revenant sur la question de la TVA sociale, le journal, ne cache pas que sur le fond la question mérite d’être posée et que le président de la République doit être « félicité » pour oser lancer un débat sans doutes nécessaire mais risquant, pour son initiateur,  « lncompréhension et impopularité » : coût du travail, gagner en compétitivité dans un contexte de globalisation, lutte contre les délocalisations , faire supporter les efforts et le financement de l’Etat providence davantage sur la consommation que sur le travail, …

Mais tout l’intérêt de l’article réside dans la question de la méthode empruntée par Nicolas Sarkozy pour avancer cette idée et la faire adopter. Vous avez ici représentée l’étude de l’écart qui peut exister entre le jugement sur le fond voire le bienfondé d’une mesure et la forme que cette dernière semble vouloir prendre. Le Monde reste sur ce point très critique.

Au-delà d’un journal et de son parti pris, on touche ici peut-être à l’une des singularités les plus parlantes de cette présidence. Cet écart apparaissant comme élément d’explication supplémentaire de la désaffection d’une partie de l’opinion publique, y compris dans son électorat,  pour le président en place.

 Editorial du Monde 31 janvier 2012

Bon week-end

Fabrice Duru


Par ce titre sans détours, Edwy Plenel signe un article le 5 janvier 2012, qui permet au lecteur de Médiapart, le journal en ligne dont il est co-fondateur, de mettre en perspective les décisions lourdes de conséquences prises par le gouvernement mené par Viktor Orban depuis 2010 avec les évolutions en cours dans d’autres régions d’Europe et du monde.

En se référant à un ouvrage de l’historien américain Robert O Paxton, publié en 2004, dans l’Amérique sous le choc de l’après-11 septembre 2001, le journaliste nous convie à ne pas nous laisser enfermer dans des lectures historiques, géographiques et culturelles du ou plutôt des fascismes qui ont secoué les sociétés européennes dans l’entre-deux guerres et ont mené, à bien des égards, au deuxième conflit mondial. Il faut revenir sur ce qui fait l’essence même de l’idéologie fasciste, son action, la brutalisation politique des sociétés,  et ses valeurs, la communauté  primant systématiquement  sur l’humanité (individuelle).

Au travers de cette analyse, la crise que traverse l’Union européenne actuellement ne peut se limiter à une simple étude économique, financière et sociale. L’enjeu est global et à rechercher dans les avenirs politiques des nations qui se dessinent au gré des discours et actions de leurs représentants élus. Seule la vigilance et l’esprit avisé des citoyens permettent de se prémunir d’un retour à des régimes s’éloignant des idéaux démocratiques et principes républicains.

Bonne Année 2012 à toute l’EHED.

Bonne(s) lecture(s) et analyses.

Fabrice Duru

L’Europe, la Hongrie et le fascisme d’aujourd’hui: l’alarme de Paxton