Archives de juin, 2012



L’EHED Tv, web Tv des étudiants de l’EHED fraîchement lançée, a reçu Roger KAROUTCHI (sénateur UMP et ancien ministre) et Guillaume BALAS (Président du groupe PS au Conseil régional IDF) lors des dernières législatives. 

Invités :

Roger KAROUTCHI (sénateur UMP, ancien Ministre)

Guillaume BALAS (Président du groupe PS au Conseil Régional IDF)

Animation :

Donia EDEN (Canal+)

Bertran FARENC (Rencfa Prod)

Préparatifs émission : Simon BERLIÈRE
Intervenants : Bryan AKPABIO, Raphaël DOR
Régie : Yann MISAINE
Maquillage : Pauline ALLANIC
Logo : Thibault CSUKONYI
Montage + insertions : Benjamin VANOVERTVELD




2007 : Amel Bent, de son vrai nom Amel Bachir, annonce la sortie de son album « A 20 ans » par l’interprétation de son single phare « Nouveau français ».

Si elle ne parlait pas de la langue française mais bien de l’identité nationale, force est de constater qu’aujourd’hui la langue de Molière a subi quelques profondes modifications. Les « wesh », « t’as vu », mots en verlan et autres néologismes rythment les « lyrics » de la jeunesse française émanant de tous les horizons. Dans ce marasme de créativité, Béatrice Giblin se propose de nous aider à comprendre les mécanismes qui ont abouti à l’institution d’un nouveau langage.

Toutefois, si vous ne désirez pas investir dans ce dictionnaire, ce qui paraît tout à fait compréhensible en cette période de crise, ce billet tentera de vous aider à mieux cerner les méandres du français 2.0.

Comprendre le langage de la génération Y, qui évolue à la vitesse d’Internet, c’est-à-dire avec la microseconde comme unité de mesure peut paraitre, au premier abord, compliqué. Que nenni wesh, toi-même tu sais qu’il suffit d’un léger effort d’adaptation pour être IN et ne pas finir avec les loosers. Autrement dit, vivre avec son temps c’est aussi quelque part, parler avec son temps t’as vu.

Chaque idiome est irrémédiablement destiné à évoluer. Une langue vivante est une langue qui créée de nouveaux mots. C’est donc très logiquement le cas de la langue française qui n’échappe pas à la règle et les diverses mutations citées plus haut sont désormais légion. Certains mots à l’envers entrent dans le dictionnaire : meuf, keufs etc.. Nous assistons donc à une véritable verlanisation du vocabulaire. http://monsu.desiderio.free.fr/curiosites/verlan2.html

Le plus étonnant dans cette évolution réside dans le fait qu’elle ne se cantonne plus aux banlieues. Du Trocadéro au parc Monceau, ce langage est devenu courant et parfaitement compris par tous les jeunes (et moins jeunes), quel que soit le milieu social dont ils sont issus.

Il y a lieu ici de se demander pourquoi la nouvelle génération possède cette volonté de différentiation et pourquoi est-ce qu’elle l’exprime à travers son parler ?
Une tentative de réponse s’articulerait autour du fait que ces jeunes ont de multiples origines et désireraient les revendiquer. Parler anglais (Roch Voisine, David Charvet), créole (Matt Houston) ou breton (Nolwenn) serait donc un moyen de rappeler ces antécédents et de faire parler de sa région natale ou de sa région de cœur.
A ce titre, certains termes peuvent permettre d’identifier le quartier d’origine de celui qui les emploie. Un peu comme les tatouages, le langage serait un totem, un symbole d’appartenance à une tribu ou plus vraisemblablement à un clan.

D’abord apparue à travers les textes des groupes de rap français (tels que le ministère AMER, NTM ou encore IAM), cette nouvelle façon de parler n’a désormais plus de frontière (qu’elle soit sociale ou dépendante d’un autre facteur) comme le corrobore le succès rencontré par le groupe « Sexion d’Assaut » depuis 2010. Cela peut paraître chelou pourtant ça ne sert plus à rien de faire crari, on sait que vous avez parfaitement compris de quoi il s’agissait : un véritable phénomène qui ne se cantonne plus aux bancs du lycée. En effet, les trentenaires d’aujourd’hui, qui sont de purs produits de la génération NTM, utilisent ce nouveau langage qui s’est partout démocratisé.

Afin de déterminer si vous êtes capable de tenir une conversation avec un « jeune », nous vous proposons ce petit florilège lexical :

« Wesh ! Glilu mon frère !  Arrête de faire crari que t’as pécho une zouz hier à la réçoi. Le keum quand il va en teboi cevi, il se met bien t’as vu ! Mais jamais il sort un yébi pour bédave ou payer la tease. Et rien qui parle avec des taimps et des michto, c’tarba en plus !

– Mais zyva parle pas mal de ma famille là wesh ! »

Si moins de deux mots ou expressions vous sont inconnus : Bravo, vous comprenez parfaitement le langage des banlieues et vous pouvez vous lancer dans une carrière de rappeur/slameur.

Pour les autres, ne désespérez pas, envoyez vite « KARNA » au 8 22 22 et vous découvrirez le sens caché de ce mot.

Ps : certains termes d’origine inconnue se sont glissés dans cet article, saurez vous les retrouver ?
Chloé GIRAUX (un peu, apprécie le langage châtié) et Dan HAYOUN (surtout, y parle trop mal lui wesh (mais crame pas les blases aussi toi qu’est-ce qu’il y a ?))



Comme tous les ans, les étudiants de l’Ecole des Hautes Etudes de la Décision ont eu la chance de se rendre sur la base militaire de Salon-de-Provence pour une semaine de stage d’aguerrissement auprès des étudiants et formateurs de l’Ecole de l’air et de l’Ecole militaire de l’air. L’occasion pour nos étudiants d’expérimenter le management et la prise de décision dans un autre cadre que celui de l’entreprise et de découvrir le monde militaire avec tout ce qu’il comporte comme règles, rites et traditions.

Équipés de la tête au pieds (treillis, ceinture, ceinturon, polaire, musette), les étudiants de l’EHED ont très vite  été plongés en immersion. Ils ont appris à marcher en section mais aussi à mener des sections. Chants militaires ont également bercé leur semaine. Exercices physiques réguliers, cours de commandement… les étudiants se sont vite pris au jeu et ce stage à même suscité des vocations!

Restez connectés pour plus d’images de cette aventure hors du commun et des témoignages!


Bientôt sur vos écrans….