Archives de avril, 2012


L’association des étudiants de l’Ecole des Hautes Etudes de la Décision, EHED Events en collaboration avec Rencfa Prod, organisait le 25 avril 2012 le débat de l’entre deux tours qui réunissait Benjamin Lancar (Président des Jeunes UMP) et Rémi Féraud (Maire PS du 10ème arrondissement).

Riche et animé, passionné et passionnant, ce débat animé par Bertran Farenc (Rencfa Prod) a réuni plus d’une centaine de participants du Groupe IGS (étudiants et encadrants pédagogiques) et extérieurs.

Bravo à l’EHED Events pour cette belle initiative! 

Retrouvez les grands moments du débat sur Twitter avec le Hashtag #PresidentielleEHED




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Source : Iturria blog Sud Ouest 


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Profitons de cette journée d’élection, ne rêvons plus, cessons de nous mentir. Comment une France et plus généralement des citoyens européens avides de tranquillité et de confort individuels, pourraient tirer leur épingle du jeu face à des pays en pleine croissance. En 2020 l’Europe sera selon toute vraisemblance coincée entre une Afrique surpeuplée, une Russie politiquement forte et une sphère méditerranéenne économiquement développée.

En 2012, il nous paraît évident et logique que tous les pays voisins souhaitent rejoindre l’Union Européenne, mais au rythme actuel combien de temps cela durera-t-il ? Combien de temps encore ferons-nous illusions ? Que l’idée européenne s’essouffle, que la France continue à faire jeu à part et qu’en restera-t-il ? Rome n’a-t-elle pas déjà dû céder la place à Constantinople ? Soyons réalistes, les flux migratoires sont déjà en train de s’inverser. Nos politiques se déchirent autour de la notion d’immigration choisie. Quelle manque de vision quand une bonne partie de nos cerveaux  s’expatrient de l’autre côté de l’Atlantique ou de plus en plus souvent en Asie.

Alors dans quinze ans que nous restera-t-il en Europe : des vieux, des chômeurs sous qualifiés et des fonctionnaires ? Nous ne sommes décidemment que d’aveugles prétentieux. Cessons d’être autistes et apprenons plutôt à nos enfants à vivre avec le monde qui les entoure plutôt qu’avec la peur du chômage. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux dans le secret des clubs et autres cénacles de chefs d’entreprises ou de politiciens à s’attendre à un éclatement pur et simple de l’Europe. Comme si ces élites dépassées par l’ampleur de la tâche baissaient les bras; victimes expiatoires du marasme économique européen.

Coincée entre un bassin méditerranéen politiquement instable et revanchards de siècles de colonisation et une Europe de l’Est rancunière de décennies d’abandon de l’autre côté du Mur, l’Europe, notre vieille Europe, manque de souffle. Engoncés dans un carcan tant idéologique que psychologique dont ils ne veulent surtout pas sortir, nos politiques ont cru un temps que l’élargissement de l’idée européenne serait la solution à tous ces maux. L’illusion fut de courte durée. La chute du mur de Berlin, la montée en puissance des extrémismes politiques et religieux, et l’internationalisation du terrorisme sont rapidement venus à bout de cet équilibre précaire.

N’ayons pas peur des mots: le modèle social français est mort. Accordons nous au moins pour lui offrir un enterrement de première classe. Ne craignons pas la remise en question: le système européen actuel n’est pas viable à long terme. Il porte en son sein parmi les nouveaux adhérents trop de vieilles querelles inassouvies. Tout reste donc à inventer. Nous vivons une période historique qui loin de nous effrayer devrait nous motiver, nous exalter. Nous pouvons, nous devons changer le système. La période y est propice mais où sont ces hommes providentiels qui devraient nous entraîner. Le monde politique français de ce début de millénaire ressemble plus à un conte de Grimm ou Perrault avec leur cortège de personnages pittoresques qui de Blanche Neige à Grincheux en passant par Le Petit Poucet, se disputent plus les miettes d’une grandeur passée, qu’à la Légende des siècles de Victor Hugo.

Point de Voltaire ou de Rousseau pour inventer de nouveaux schémas de pensée. Aucun Danton ou Bonaparte pour galvaniser les foules. Pas plus de Clémenceau ou de De Gaulle pour retrouver la fierté. Non le pays est las. Le pays est faible de ses élites. Le pays est frileux de ses masses. Tous le savent, Cassandre d’une nouvelle ère, mais aucun n’a ce goût du risque qui forge le courage et fait naître parmi les foules ce que de Thucydide à Mirabeau on appelle la « volonté du peuple ». Cette volonté qui fit frémir les murailles d’Athènes, et trembler les cours d’Europe.

Christophe LAMANDÉ


EHED Events et RENCFA Prod, vous annoncent enfin le nom des représentants officiels des deux partis qui viendront débattre, ce Mercredi 25 avril:

Rémi FERAUD (PS)
&
Benjamin LANCAR (UMP)

 

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Savez-vous ce qu’est « la nomophobie » ? Non ? Et bien ce n’est rien d’autre que la contraction de « no-mobile-phone-phobia » qui traduit tout simplement la peur d’être séparé de son téléphone portable ou de ne pas l’avoir constamment à portée de main.
Certes il y a ici, un abus de langage, car cette maladie aurait dû s’appeler « nomophophobie », mais comme vous avez pu le constater, c’est quelque peu indigeste et ça fait bègue. (N’en déplaise à la Miss France éponyme).

Si comme moi, vous vous reconnaissez dans la description ci-dessus ne paniquez pas : cette pathologie se soigne. En effet, des médecins avec des lunettes (donc très intelligents) ont été chargés de trouver un remède qui pourra nous guérir totalement de cette angoisse chronique.

Le secret réside dans le plus profond respect du protocole suivant :
Etape 1 : Appelez votre opérateur téléphonique et résiliez votre abonnement.
Etape 2 : Donnez ou vendez votre téléphone à un proche ou à une connaissance.

Aussi efficace que puisse paraître ce traitement, il semble évident qu’il ne conviendra pas à tout le monde pour la simple et bonne raison que le téléphone portable est devenu un outil indispensable pour tout businessman de la génération 2.0 qui se respecte.

C’est la raison pour laquelle la très sérieuse et réputée OSMMT « organisation pour sauver le monde des méchantes technologies » a demandé à d’autres médecins, sans lunettes cette fois, (donc plus guidés par leur hémisphère droit, celui de l’imagination) de livrer THE antidote, parce que là, on n’en peut décidément plus.

Les résultats ne se sont pas faits attendre, et je vous les retranscrits en substance :
Etape 1 : Supprimer ou désactiver pour 5 mois son compte Facebook.
Etape 2 : Idem avec le compte Twitter ou Google+.
Etape 3 : Dire gentiment à ses amis qu’on ne sera pas joignable jusqu’aux prochaines vacances.
Et effectivement, ça fonctionne! Vu que votre téléphone ne sonne plus, vous en viendrez vous-mêmes à le jeter ou à l’oublier sur un coin de votre bureau au point qu’il se transformera au fil des jours en un bibelot antique que vous pourrez revendre à un brocanteur pour un joli pécule.

Plus sérieusement maintenant, il y a lieu de noter qu’après l’incontournable téléphone portable et les réseaux sociaux qui vont avec, il existe une deuxième addiction, d’autant plus pernicieuse celle-ci, qu’elle vous fait croire que vous apprenez l’anglais pendant que vous vous y adonnez, j’ai bien sûr nommé : « les séries américaines ».

Jack Bauer parviendra-t-il à sauver le monde en 24h Chrono? Les attachants génies de Big Bang Theory arriveront-ils à révolutionner le monde? Allons-nous enfin découvrir comment Ted a rencontré leur mère?

Autant de questions qui passionnent nos contemporains post-CPE. Mais comment expliquer ce phénomène en vogue depuis le début des années 2000 ?

La dépendance aux séries est un mal extrêmement corrosif car il ronge de l’intérieur et influe sur le caractère des personnes assujetties.  N’avez-vous jamais entendu de phrases du type : « Ne divulgue pas la fin de tel épisode à haute voix sinon je te tue ! » ou « je n’ai pas encore vu la saison 4 de telle série, si quelqu’un en parle, inutile qu’il essaye de m’adresser la parole à nouveau ! » ? Il semble important de prendre ces menaces en considération car il est souvent arrivé que de très longues et en apparence solides amitiés se brisent pour des histoires d’intrigue révélée et par conséquent de jubilation de la découverte gâchée.

Posons-nous donc la question de ce qui peut rendre « addict » dans une série américaine ? Bien évidemment le suspens et la sympathie qu’on éprouve à l’égard des personnages, mais quel est le facteur essentiel dans la réussite ou l’échec de ce type de production ?

Si je connaissais l’ingrédient secret, il est fort probable que je ne serai pas là, en train d’écrire cet article mais plutôt en plein tournage d’une nouvelle série révolutionnaire. Néanmoins, on peut identifier certains éléments nécessaires, mais pas suffisants, au succès d’une série et les voici :

–          Un titre qui CLAQUE : « 24h Chrono » – « LOST » – HEROES » etc…

–          Un concept génial, du jamais vu, de l’extraordinaire.

–          Une histoire intéressante, passionnante, envoutante, émouvante voire éprouvante.

–          Des personnages charismatiques (type Barney dans « How I met your mother »), atypiques, attachants et sincères dans leur jeu d’acteur.

THEBROCODE

–          Un ou plusieurs méchants /ennemis du personnage principal (Dexter).

–          Un personnage central de signe astral gémeaux : compliqué, aux multiples facettes, surprenant, imprévisible et à la morale flexible (Mad Men).

–          Des jolies filles et de beaux garçons (même dans « Ugly Betty », les seconds rôles étaient triés sur le volet)

–          Et pour terminer : un budget marketing colossal pour inonder les médias et créer le buzz autour de la série-évènement !

A nouveau ici, je vais tenter de retranscrire les recherches de remèdes et leurs aboutissements. D’un coté, nous trouvons les radicaux représentés par le fantasque Jean-Luc Lémenchon, qui prônent l’arrêt définitif de ce qu’ils qualifient de télé « MacWorld » en décrétant un embargo implacable sur les séries américaines au profit d’Hélène et les garçons ou de Navarro. A l’extrême opposé, nous entendons les propos d’une certaine Marine Pe Len, qui soumet l’idée originale, mais pour le moins saugrenue, d’obtenir un baril de pétrole gratuit de la part du pays importateur de la série pour chaque téléspectateur d’une adaptation en Version Française (VF) ce qui compenserait je cite : « l’abrutissement causé par le ramassis de poncifs éculés en provenance d’outre-Atlantique ».
Enfin, au centre, se distingue par son manque de prise de parti, le Medom, dirigé par le moyennement célèbre François Raybou, qui propose de n’accepter que la moitié des séries et d’offrir seulement un demi-baril de pétrole par amateur.

Il faut prendre très au sérieux cet avertissement car selon un sondage Aegis Media France, 89% des 7-12 ans surfent sur Internet chaque semaine. Notre addiction aux nouvelles technologies se construit donc dès notre plus jeune âge.

A vous maintenant, que vous soyez X ou Y, de prendre la décision d’être un soumis heureux ou un rebelle malheureux.

Dan HAYOUN


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