Nouveau blog les Chroniques de l’EHED

Publié: 26/07/2013 par fduruehed dans Billets

Nous avons le plaisir de vous présenter notre nouveau blog « Les chroniques de l’EHED » .

Il a été repensé pour offrir un contenu de qualité mis en valeur. Plus convivial il reprend les contenus présents ici, il vous offre également la possibilité d’en savoir plus sur l’EHED.

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Jean-Luc Mélenchon appelle à manifester pour « un grand balayage » de la classe politique et le début d’une transition vers une VIème République, le 5 mai prochain.

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Depuis des années, une partie du milieu politique milite pour la transition vers une VIème République où le rôle de Premier Ministre serait supprimé et dans laquelle le Président de la République n’aurait plus droit de dissolution de l’Assemblée nationale.

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Ses partisans sont – pour quelques-uns – réunis sous la Convention pour la 6ème République (C6R), mise en place en 2001 à l’initiative d’Arnaud Montebourg. Au-delà de ce groupe de réflexion, on trouve surtout des acteurs politiques « charismatiques » : François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon avaient inscrit ce projet de transition constitutionnelle dans leur programme, Dominique Strauss-Kahn l’avait longuement décrit dans La Flamme et la Cendre (Grasset) en 2002, et même Marine le Pen a qualifié l’an dernier, sur le plateau de Des Paroles et des Actes, d’ « absolument nécessaire » la réforme de la Constitution pour une VIème République. On pourrait encore en citer d’autres : ce sont toutes les strates de la classe politique française qui revendiquent – à leur manière – ce projet de réforme constitutionnelle.

Pourtant, au vu du contexte tant structurel que conjoncturel auquel la République est actuellement confrontée, cette idée fait plutôt lieu de non-sens.

Critique en cinq idées du projet d’une VIème République.

1. La France doit garder sa spécificité
L’hypothèse d’un régime présidentiel, avec une présidence forte et un gouvernement au-dessus des canons du Parlement, colle mal avec la tradition républicaine française, dans laquelle la représentation populaire locale demeure un fondement institutionnel.
Quant à un régime parlementaire… En temps de crise, un gouvernement doit être solidement ancré mais en même temps efficace et légitime. Or, la plupart de ces régimes parlementaires européens (au sein desquels le gouvernement est une émanation du Parlement) ont démontré leurs limites structurelles ces dernières années : Italie, Espagne, Grèce, Portugal, quel gouvernement a tenu pendant la crise ? Où sont passés Berlusconi, Zapatero ou encore Gordon Brown ?
Le fait que François Fillon soit resté cinq ans le Premier ministre de Nicolas Sarkozy est peut-être un paradoxe, mais pas le fruit du hasard. La France a beau être un régime semi-parlementaire, son ADN présidentiel lui confère une vision de la mandature sur le temps d’un quinquennat, gage de stabilité et de temps utile.
La spécificité française d’un régime semi-parlementaire en ressort, sur ces points, confortée.

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2. Sur cet aspect, l’Allemagne est un modèle incompatible
Les plus sceptiques diront : « Angela Merkel a bien tenu en Allemagne ! ». Et ce ne serait pas faux de le dire.
Seulement voilà, l’Allemagne est un modèle pour bien des choses, mais pas sur ce registre. Elle n’est pas la France, ni par son histoire et sa tradition démocratique, ni par son organisation structurelle à travers son statut de régime fédéral.
À moins de faire appliquer dans un délai rapide un plan de décentralisation vigoureux et étendu à la dimension électorale, en donnant des pouvoirs décuplés aux Conseils régionaux, il n’y a aucune manière d’envisager de reproduire le modèle de la chancellerie allemande au sein duquel les Länder sont assimilés à des États fédérés.

3. Les menaces du populisme et de la montée des extrêmes
Le rapport politique change dans le cadre d’un régime parlementaire : c’est le Parlement qui dirige le pays.
En confiant aux parlementaires la quasi-totalité des commandes de l’appareil républicain, on lui donne aussi le moyen d’affirmer ou destituer un gouvernement en place au prétexte qu’il est inefficace ou mal jugé.
Que dire aussi des électeurs, qui seraient si proches de la représentativité locale qu’ils pourraient – en cas de proportionnelle et dans la tendance actuelle des choses – faire accéder près d’une centaine de députés FN au Palais Bourbon ? La France s’exposerait alors à la menace d’une révolution nationale conservatrice : elle serait belle la VIème République !

4. Le rôle-tampon nécessaire du Premier Ministre
Messmer, Mauroy, Chirac, Rocard, Edith Cresson, Beregovoy, Raffarin, Villepin, Ayrault… À l’exception de François Fillon confronté en son temps au syndrome de « l’hyperprésidence élyséenne », lequel de ces pensionnaires de Matignon n’a pas vu sa côte de popularité fléchir vertigineusement, au point d’avoir parfois vu venir une certaine forme de « chasse à l’homme » s’engager à son encontre ?
La Vème République française fonctionne selon la formule de François Mitterrand : « À l’Élysée le temps long, à Matignon le temps court ». Dans ce système, le Premier Ministre fait clairement figure de rempart contre l’opinion, et crée ainsi une véritable digue entre l’action gouvernementale pilotée par le Président de la République et les esclandres des partenaires sociaux et de la population.
On peut considérer ce rôle ingrat, mais on ne peut pas dire qu’il n’est pas utile surtout à une époque où la communication joue un rôle-clé dans la détermination de l’opinion que se fait l’électorat du gouvernement en place. Mitterrand comme Chirac – qui cumulent tout de même à eux deux plus de 25 ans de location à l’Élysée – ont chacun utilisé pour leurs deux mandats plusieurs Premier Ministre afin de « redonner du souffle » à leur action. Ce souffle, c’est en réalité le meilleur cadeau à une opinion défaitiste, qui ne remette pas en cause l’essence même de l’action gouvernementale.

5. Un éclatement de la classe politique qui ne permet pas aujourd’hui d’envisager sereinement l’issue du vote des parlementaires réunis en Congrès
Enfin, on peut rappeler que pour modifier la Constitution, le Président doit réunir le Parlement (Assemblée nationale + Sénat) en Congrès à Versailles, et faire adopter sa réforme par la majorité des 3/5ème des suffrages exprimés.
Il est bon de rappeler que si l’idée d’une VIème République enchante une part importante de la classe politique, elle se confond néanmoins en plusieurs déclinaisons de concepts qui ne se rejoignent pas tous au final.
Ainsi, dans le contexte actuel du paysage politique français qui se scinde entre de trop nombreux partis et de trop nombreuses positions sur des principes économiques ou sociétaux simples, le projet ne semble de toute façon pas envisageable à court ou moyen terme.

* * *


En somme, la Vème République offre aujourd’hui – malgré ses rouages parfois complexes – le gage d’une stabilité et d’une pérennité de l’action gouvernementale, qui jouit ainsi de la possibilité de proposer de nombreuses inflexions sur une mandature et donc une stratégie élaborée sur le temps d’un quinquennat.
Le projet d’une VIème République, tant qu’il n’inclura pas cette garantie d’une sérénité de manœuvre, semble inéluctablement devoir être renvoyé à son impertinence.

Les Concerts de Midi & Demi

Publié: 22/03/2013 par leaehed dans Billets, Evénements
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Les Concerts de Midi & Demi, organisés par l’École Normale de Musique de Paris Alfred Cortot depuis 1981, se déroulent à la salle Cortot dans le 17ème arrondissement chaque mardi et jeudi à 12h30. Les façades d’apparence plutôt lisses de Paris renferment parfois de superbes secrets qui méritent d’être découverts. En effet, en pénétrant dans la salle Cortot, on hume un léger parfum de vieux bois. A la fois intimiste et impressionnante, la salle, vaste de 400 places est un appel à s’arrêter pour la contempler. On nous apprend qu’elle est classée monument historique et que sa structure, imaginée par l’architecte Auguste Perret, est entièrement composée de bois. Sa forme rappelle la caisse de résonance d’un violon. C’est en partie pour cela, et aussi parce que la salle Cortot bénéficie d’une excellente acoustique, que l’on dit que cette salle « résonne comme un Stradivarius ».

Il est 12h27, dans trois minutes le concert commencera en ce mardi 26 février. Un léger bourdonnement est perceptible parmi les nombreux habitués et curieux réunis en ce lieu unique. Du haut des derniers rangs, on peut remarquer que la salle est bondée. Le murmure des voix s’apaise soudain lorsqu’une ombre de déplace silencieusement sur la scène. D’ordinaire, ce sont les étudiants de haut niveau de l’école qui se produisent sur scène. C’est l’occasion pour eux de s’exercer devant un public et de préparer leurs examens en vue de l’obtention de leur diplôme. Aujourd’hui, l’annonce est faite, le concert reflète d’un caractère particulier puisque se produisent deux anciennes de l’école, de passage à Paris. Il s’agit de deux lauréates du diplôme Supérieur de Concertiste en piano et en musique de chambre, Ekaterina Baranov et Olga Panova, et elles vont nous offrir une heure d’évasion pour un concert à deux pianos. Au programme, des œuvres peu connues, pour les non érudits, de Schumann, Debussy, Atehortua, Ravel et Stravinsky.

Une heure d’envoûtement et de pure magie. La symbiose entre les deux musiciennes est visible : la complicité qui les lie passe par des jeux de regard et d’écoute. L’harmonie des deux pianos qui s’en échappe est particulièrement bouleversante. On comprend à cet instant ce que veut dire « vivre la musique ». Chacune à leur fçon, Ekaterina Baranov et Olga Panova sont transportées par les notes jouées. L’expression du visage, tantôt animée, parfois fermée ou mélancolique se transforme au rythme de la partition. Les concertistes ne restent pas immobiles, elles vivent au rythme de la musique, bougeant sur le siège ou fermant les yeux. Le spectateur aussi se surprend à fermer les yeux quelques instants pour laisser la musique l’envahir. Mais bien vite, les yeux se tournent de nouveau devant ses deux virtuoses du piano. La technique irréprochable impressionne : les mains courent sur le clavier, les deux pianistes jouent à l’unisson comme si un seul piano se présentait devant les spectateurs époustouflés.

Une heure de pure grâce qui semble trop courte, les rappels prolongent cet état de ravissement encore quelques instants.

Léa

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On ne présente plus Jacques PERRIN, brillant acteur, auteur, réalisateur et producteur. Artiste aux multiples facettes, on se souvient de lui dans Les Demoiselles de Rochefort ou Peau-d’Ane. Ses réalisations comme Le Peuple migrateur, Les Choristes et Océans ont marqués les esprits. A 71 ans et 66 ans de carrière, Jacques Perrin totalise à son actif près de 127 films et séries tournés. Eric DEROO, quant à lui, est historien et cinéaste, notamment spécialiste de l’histoire de la colonisation. Il a réalisé de nombreux documentaires en rapport avec ce sujet. En 2008, leur coréalisation Empire du Milieu du Sud  sort en salle et signe l’aboutissement d’un long travail qui aura duré plus de dix ans. Retour sur ces années de recherches et de montage qui ont donné un documentaire hors du commun, riche et passionnant.

Empire du Milieu du Sud retrace l’histoire et les souffrances vécues par le peuple vietnamien depuis sa colonisation par les français. Pour les coréalisateurs, la dimension du film s’appuie sur la recherche d’un véritable témoignage émotionnel qui doit montrer également le caractère universel de la guerre. Perrin emploie d’ailleurs une image marquante: « Imaginez une rizière pleine de sang, celui-ci représente les peines et les mémoires qui se confondent, se rencontrent et témoignent. » Ainsi, le message induis du film est de constater que chacun doit se confronter à son destin, et que comme dans toutes les guerres, telle une tragédie antique, l’individu est partagé entre l’attachement à sa terre et l’horreur qui s’y déroule.

Ce sont près de 3000 heures d’archives découpées, provenant des quatre coins du monde, que les coréalisateurs ont visionnés pour s’imprégner du Vietnam et en tirer les meilleures images. Ce travail minutieux s’est parfois accompagné de démarches administratives complexes, ne facilitant pas l’accès aux documents. Ils se sont également retrouvé confrontés à devoir reconstituer tel un puzzle, des ensembles de séquences filmées d’un même sujet et qui avaient été séparé entre les différentes rédactions qui couvraient l’événement.

Eric Deroo souligne l’importance de l’arrivée du numérique qui a considérablement bouleversé le travail de montage. L’avancée de la technologie ouvre le champ des possibles pour la réalisation. Le but étant de rendre harmonieux l’échange entre l’image et les mots, accompagnés d’une musique qui apporte une profondeur supplémentaire au résultat final, le numérique favorise la multiplicité des combinaisons pour atteindre l’effet escompté.

Léa


Organisée par la division des Formations sur mesure et Université d’entreprise de l’IGS

Animée par Olivier Zara, expert en réseaux, médias sociaux, identité numérique et personnal branding.

« L’intelligence collective est-elle au cœur de la compétitivité des entreprises ou un mirage 2.0 ?»

La réunion réunissait entre 40 et 50 participants, après une courte présentation du groupe IGS, du pôle formation continue et des différentes écoles du groupe, à laquelle il a malheureusement manquée un petit mot sur l’Ecole des Hautes Etudes de la Décision, Olivier Zara nous a présenté son plan d’intervention :

                1 – Le management paradoxal

2 – 2 compétences pour manager l’intelligence collective

Une demi-heure était réservée à la fin pour les questions et discussions.

Il existe deux perceptions possibles de l’intelligence collective :

  • La première, présente chez beaucoup de cadres dirigeants, pense à la perte de contrôle, à l’anarchie et au désordre qui pourrait subvenir d’une telle remise en cause des principes de management.
  • La seconde, qui pense aux bénéfices en termes d’innovation, de résolution de problème, de performance collective.

Cette seconde est celle qui sera développée ici et M. Zara s’appuie sur une citation d’un universitaire, Bernard Nadoulek qui dit qu’ « une entreprise dans laquelle il n’y a pas d’ordre est incapable de survivre mais une entreprise sans désordre est incapable d’évoluer. »

                1 – Le management paradoxal

Comment associer les collaborateurs à la prise de décision sans remettre en cause la légitimité managériale ?

  Finalités Culture Compétences Organisation
Logique

Ordre et institution

Stratégie/marque Corporate Traditionnelle Management équipe et projet Pyramide, division stricte des tâches  et processus
Logique

Chaos et individus

Carrière / Marque personnelle Créatifs culturels Management intelligence collective Horloge et espace coopératif

 

Le chaos est ainsi ce qui apporte de l’agilité à une organisation. Ainsi déstructurée, l’organisation devient une « pyramide renversée ».

Ces modèles sont rarement rencontrés purs et le manager d’aujourd’hui doit savoir qu’au sein de toute organisation, les deux cultures subsistent, notamment depuis que les théories des ressources humaines préconisent le développement des modes de management participatif.

Le manager a un rôle d’intermédiaire entre ces différentes cultures d’entreprise et il doit alors savoir basculer de l’ordre au désordre, en organisant des réunions de réflexion collective aux moments pertinents et il doit aussi savoir basculer du désordre à l’ordre en mettant en œuvre les décisions formées par le collectif.

M. Zara pointe alors les insuffisances des différentes solutions (logicielles ou autres) vendues aujourd’hui aux entreprises sous des noms exotiques (Réseaux sociaux d’entreprise, réseaux collaboratifs) puisque ces outils ne sauraient à eux-seuls insuffler une nouvelle vision du management et de la collaboration dans une entreprise.

2 – 2 compétences pour manager l’intelligence collective

Première compétence : savoir détecter les domaines de réflexion, quand il est « seul face à la feuille blanche » où l’apport du collectif serait bénéfique et pour lesquels il doit organiser une réunion.

Ces domaines sont les suivants :

  • Développement de la performance
  • Innovation collaborative
  • Résolution d’un problème complexe
  • Gouvernance et mode de travail

Seconde compétence : maîtriser l’animation de réunions dédiées à la réflexion collective.

Animation classique

Information

→communication descendante, présentations

Coordination

→mode projet, coopératif

Animation spécifique à l’IC

Création

→brainstorming

Réflexion

→sert à rassembler les idées existantes

 

Un outil pour le management de l’intelligence collective : la matrice AXIO

Je vous invite à aller en chercher une représentation sur Internet pour le visuel.

Voici simplement la synthèse littéraire de la structure de l’outil et de son apport.

Cette matrice décompose horizontalement les temps de la collaboration :

1 – Rechercher et partager l’information

2 – Réfléchir

3 – Consulter

4 – Décider

5 – Capitaliser et partager l’information

6 – Agir

Elle décompose ensuite le fonctionnement en individuel, collégial et collectif.

Cette structure permet de représenter le processus de collaboration, réel ou souhaité.

M. Zara rappelle l’importance et de la pertinence de la réflexion collective sur la décision du manager, finalement tenu pour unique responsable.

Il termine son intervention en rappelant la nuance entre compliqué et complexe.

Compliqué

Complexe

Nécessite du temps et de l’expertise Définit ce qui est holistique ou systémique
C’est le « territoire » des experts Recours à l’intelligence collective souhaitable

 

Tudi

Diplômé !

Publié: 19/12/2012 par Simon dans Billets

Aujourd’hui diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix en Provence et du Groupe IGS  dans le cadre du programme EHED, je souhaite ici remercier les personnes m’ayant aidé durant ces deux années.

Le corps enseignant tout d’abord, mais aussi l’équipe pédagogique de ces deux institutions.

Je tiens à remercier autant qu’à encourager mes camarades dans la voie de la réussite, leurs critiques souvent constructives ont été une remise en cause perpétuelle de mes préjugés.

Je remercie ma famille aussi, qui m’a toujours soutenu, donné le goût de la lecture comme la curiosité des études.

Ma volonté est de réaffirmer la joie qu’est la mienne de savourer les fruits d’un long travail fourni.

Travailler et  étudier dans une des plus vieilles nations du monde est une chance de tout les instants, la gâcher friserait la faute de goût.

Je renouvelle à ce titre pour les futures promotions, mes encouragements, le respect ne se quémande pas, il se conquiert, et c’est le travail et l’effort qui fondent un  respect humble et sincère.

Le savoir confine à la sagesse et le sentiment d’avoir apprît des choses  est une prise de confiance non négligeable dans un contexte économique peu porteur.

A ce titre j’espère qu’ils n’oublieront pas que les clefs du succès se trouvent partout,  même au bout du rouleau.

 

 


Le présent article ne visera en aucun cas à tenter de présenter ou d’expliquer les éléments qui ont
conduits certains de nos contemporains à penser que la fin du monde aura lieu le 21 décembre 2012.

La seule Maya à qui nous aurons affaire ici sera éventuellement l’abeille éponyme quoique nous ne
voyons pas, à ce stade de la conversation, ce qu’elle pourrait apporter d’intéressant.

Ainsi donc nous aimerions savoir ce que vous avez prévu de faire en ce Vendredi 21 Décembre 2012.
Mais avant de lire vos commentaires, nous allons vous suggérer quelques idées pour passer « un bon
dernier jour sur Terre »:

Idée mirifique n°1: Titiller ses papilles gustatives.

Afin d’honorer une dernière fois notre chère culture française, n’hésitons pas à verser dans le cliché
en parlant de sa gastronomie. Plusieurs solutions s’offrent à vous pour constituer un véritable festin
de Babeth. (Film danois inspiré d’une nouvelle de K. Blixen…)

Premièrement, l’option la plus simple : se rendre dans un bon restaurant (« Le Fouquet’s » pourquoi
pas, bien que certains préféreront « La Table des Filles »).
Autre solution, autre ambiance, embaucher un grand chef parisien qui vous concoctera à domicile
un met digne de ce nom. Cette proposition possède l’avantage de préserver une atmosphère cosy et
intime, appréciable à l’heure de sa mort. Ces deux suggestions présentent cependant l’inconvénient
d’être hors de prix mais on s’en fiche : ce n’est pas dans l’au delà que l’on pourra dépenser son
argent.
Autre idée pour les bourses modestes, organiser une soupe populaire géante avec une ONG
quelconque afin de vivre vos derniers moments collectivement. L’émulation entre inconnus peut se
révéler très enrichissante (à titre de comparaison : la coupe du Monde de football 98)

Idée prodigieuse n°2 : Faire chabat

Afin de commémorer le fait que Dieu ait créé le monde en 6 jours et qu’il se soit reposé le 7 ème, les
juifs pratiquants observent ce qu’on appelle le chabat, ne travaillant pas à partir de la tombée de
la nuit le vendredi soir jusqu’à la sortie des étoiles le samedi soir. Originale, cette solution aura le
mérite de vous permettre de recharger vos batteries vidées par une dure année de labeur. Toutefois,
une des lois du chabat interdit d’utiliser l’électricité durant toute la période (assimilable à l’allumage
du feu considéré comme un travail). Il serait donc triste pour cause de respect du chabat de rater la
fin du monde en LIVE sur votre smartphone…

Idée fabuleuse n°3 : (RE) Tomber amoureux.

Enfin, the last but not least : l’Amour. Loin des idées convenues et autres niaiseries (oui, je sais
déjà ce que vous pensez), le sentiment amoureux provoque par nature une profonde jouissance et
correspond dès lors totalement à une situation apocalyptique. En effet, pourquoi ne pas partir à
la recherche de votre grand amour afin de passer les derniers moments de votre vie dans les bras
réconfortants de votre bien-aimé(e)? Si vous êtes célibataire, aucun problème. Sortez dans la rue et
embrassez qui vous voudrez. En période de fin du monde, les interdits tombent et les transgressions
sociales deviennent donc possibles. Entendons nous bien, il ne s’agit pas de renoncer à votre

humanité (s’il est besoin de préciser, toutes formes de violences sexuelles sont proscrites). Un voisin
à qui vous n’avait jamais osé avouer vos sentiments ? Une collègue que vous aimez en secret ?
N’hésitez plus, avouez lui votre amour. Au pire, vous essuierez un refus qui peut certes vous fendre le
cœur. Qu’importe, dans quelques heures, ce dernier cessera de battre et mieux vaut mourir en ayant
des remords que des regrets.

Pour récapituler, nous vous conseillons de rire, de prier, de chanter, de danser, de pleurer, d’aimer,
de jouir, de savourer, de déguster, d’honorer, d’embrasser, d’enlacer, bref de vivre pleinement vos
derniers instants. Pour ne pas citer la chanson que tout le monde connait : « si on devait mourir
demain », voici donc la question que nous posons à nos lecteurs assidus : si vous deviez mourir
demain, que feriez-vous de plus ou de moins ?

Magali Herrou & Dan Hayoun


 

 

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Image  —  Publié: 18/11/2012 par Simon dans Billets


51 ans. Voilà 51 ans jour pour jour, soit  le 17 octobre 1961, que le pouvoir français montrait sa réaction aux insurgés algériens par une violente et mortifère répression.

France  – Algérie. Ce pourrait être le titre d’un match de football. Mais c’est aussi l’histoire de deux nations, liées par l’histoire, déchirées par la guerre et l’histoire coloniale..

Deux pays vivant leur relation dans un mélange de rancœur et d’attirance. Ce « je t’aime moi non plus », incarné par la complexité diplomatique franco-algérienne, tant le sang versé hante les esprits.

A ces raideurs du passé, il est nécessaire de répondre par un travail historique. Ouvrir les archives, informer, donner les clés de compréhension…  Mais surtout sortir des héros de ces heures sombres de l’histoire de France à nos tètes blondes.

Mais comment évoquer cette histoire, par quel sens, comment parler de ces événements ?

Qui mettre en avant ?

Et pourquoi pas Abd el Kader ?  Connaissant les deux pays,  personnage complexe, militaire et  poète, résistant honnête pour les Algériens,  ami et indigène cultivé pour les Français.

Comment enseigner la colonisation ? L’enseignement par souci d’efficacité, arbore souvent une vision manichéenne de l’histoire, celle du bien et du mal, du dominant et du dominé. Or comme chacun sait, la réalité historique, toujours complexe, fait que tout n’est jamais ni tout blanc, ni tout noir, mais fait d’une infinité de Gris.

L’Histoire suscite parfois des réactions passionnelles: c’est la cas de la guerre d’Algérie, De part et d’autre de la Méditerranée, le divorce fera place à la douleur : le massacre de Harkis, les exactions de l’OAS,  l’expropriation de familles entières… Une douleur  qu’exprimera Albert Camus dans son  « j’ai mal à l’Algérie, en ce moment, comme d’autres ont mal aux poumons« 

Une période historique à questionner donc, un contexte de guerre à responsabiliser. Qui dénoncer ? le corps politique ? militaire ?  Comment juger les exécutants comme Papon ou Aussaresses ? Krim Belkacem et Jean-Marie Le Pen se considéraient, dit-on, comme adversaires de guerre mais comme respectueux ennemis sur le terrain civil.

Ces questionnements scinderont l’opinion publique, la question de la colonisation sera d’ailleurs dénoncée par l’intelligentsia parisienne comme par la communauté internationale ( Sartre – ONU )… Mais surtout, par le petit peuple algérien, une  oppression vue comme une entrave à la liberté, dont les Algériens ont souffert. Cette souffrance qu’a longtemps chanté la musique Chaabi.

Ainsi, les considérations humanistes grandissantes imposeront progressivement la décolonisation. Dès lors, la France perdra progressivement un pied stratégique en Afrique, et l’Algérie libre accèdera à sa réelle autodétermination.

Depuis, 50 ans sont passés, et tout Algérien honnête relèvera un constat amer de son pays,  L’Algérie semble en effet se relever difficilement de cette période,  si l’on en prend sa naissance post coloniale: l’économie Algérienne reste largement constituée de ses ressources d’hydrocarbures et peine à dynamiser une économie « complète ».

Ces échecs économiques se lient aux maladresses diplomatiques des deux pays. Notamment au niveau culturel une relation ambigüe est restée: la francophonie d’une partie de la population, les douleurs du passé, et du « régime boutéflikien ».D’autant que les deux pays évoluent dans des systèmes religieux différents, Islam pour l’un, laïcité pour l’autre .

Si les Catholiques Français avait cru pouvoir évangéliser l’Algérie en échange du rapprochement de l’Eglise et de la République par le fameux « toast d’Alger », c’est aujourd’hui la France qui accueille une présence musulmane non négligeable sur son territoire. Une politique migratoire  qui a amené des familles d’ouvriers en France, remplis de souvenirs de guerre.

Les générations nouvelles ne se gênant d’ailleurs pas pour poser la question de la reconnaissance et du pardon face à ces douleurs de guerre.

De ces faits, faudra-t-il que la France, 50 ans après, s’excuse ?

C’est à François Hollande d’en décider,  de faire ce travail,  lors d’un discours fort et puissant, en se posant en orateur qu’il n’est pas, et  de couper ainsi au pouvoir Algérien le soin d’exploiter le ressentiment anti-français pour cacher les échecs économiques et diplomatiques de l’Algérie .

A notre président donc, de prendre les choses sérieusement en main, au lieu d’envoyer la bogdanovienne Benguigui, quasi insulte à la beauté des femmes algériennes, parler à Alger de Francophonie.

Que se passe-t-il aujourd’hui ? Pourquoi l’Algérie ne s’est elle pas révoltée ? Pays où pourtant, la tradition révolutionnaire est forte, et ou tout une jeunesse pourrait ressentir un Désir de liberté et de conscience pour accéder à notre chère social démocratie de consommation.

Tout d’abord, les Algériens ont moins foulé le pavé, ils ont souffert, de guerres et de violences. Les mauvaises langues diront que de toutes façons le pouvoir ne laisse pas les manifestants se réunir sur la place d’Alger, ou que les revenus pétrolifères font taire les protestations.

Mais le poids du sang est sans doute la principale raison à ce mutisme révolutionnaire. L’opposition au pouvoir a laissé de nombreuses traces, le sang a coulé,  une guerre coloniale, presque  10 ans de guerre civile dans les années 90, entre politiciens de la foi et le pouvoir.

En 2001 aussi,  le soulèvement  des kabyles,  les Arrchs, sera  réprimé durement.  Un Printemps noir  durant lequel pas moins 130 militants  disparaitront ou décéderont du fait de leurs revendications.

Car si la France, en bonne fille, doit assumer ses responsabilités,   L’Algérie devrait peut être aujourd’hui cesser de regarder ses blessures, coloniales et autres, et assumer de nouveaux défis en créant une véritable alternative politique au vieillissant  Bouteflika qui ne se gênera pas pour préparer dignement sa succession.

La question identitaire aussi, omniprésente en Algérie, pays composite fait de  Kabyles, de  Chaouis, mais aussi de Juifs… autant de communautés encore peu enclines à entretenir de cordiales relations vers l’extérieur,  même avec les voisins Tunisiens et Marocains.

La France aussi, ou la diaspora algérienne se retrouve dans une situation complexe, fondée par l’ambigüité d’être déraciné,  prise entre deux pays,  mais aussi une certaine difficulté car prise dans le filet des nombreux clichés (Bollossage, femmes de ménage, marseillaises sifflées et survêtement Lacoste).

Une ouverture au monde nécessaire donc, vectrice de paix qui apporterait un souffle nouveau à l’Algérie dans ses relations diplomatiques.

Pour autant, un renversement de régime brutal serait il pertinent ?

Rien de moins sur,  une Algérie  affaiblie en proie à des révolutions, et la figure du conseil de transition, ferait l’aubaine des investisseurs de pays étrangers pour exploiter les ressources algériennes, et profiterait à un dangereux chaos social.  La Lybie en fait malheureusement les frais aujourd’hui.

Vue comme l’un des dernier pays indépendant face à la logique de blocs, de part  son indépendance pétrolifère, l’Algérie pourrait subir les foudres des manipulations d’autres états. Les Etats-Unis, experts en la matière, ont d’ailleurs récemment été désavoués par leur propre General Wesley Clark.

Face à la domination, et la manipulation des uns, choisissons la réconciliation des autres.  En Algérie et  en France.


« La corrida, ni un art, ni une culture ; mais la torture d’une victime désignée » disait Émile Zola.
Pourtant cet été encore, la corrida a attiré de nombreux aficionados,
Mais que viennent donc chercher ces passionnés dans les arènes du sud de la France ?

Déjà Hemingway, les peintres Goya et Manet s’étaient passionnés de ce spectacle Tauromachique qu’on appelle «  Corrida »

« La corrida » Manet

Gravure de Goya

Ce spectacle suscite en effet  une certaine controverse selon les personnes, certains y voit l’expression d’une tradition, d’autres y voit un spectacle cruel ou une pratique inhumaine

Il est pourtant intéressant de voir la corrida au contraire comme une pratique profondément à l’image de l’homme, et c’est d’ailleurs en ce sens qu’elle est bouleversante, la corrida peut être vue sous certains aspects comme une métaphore de la vie. Elle est faite de sacre et de chute, de combat et de renoncements par le travail.

La corrida est cruelle, sans doute, mais l’Homme ne l’est il pas?   La corrida est une figure extrapolée de la vie, faite de douleurs et de joie, de triomphes et d’échec.

Mais si la corrida est intellectuellement passionnante c’est bien parce qu’elle reprend  de nombreuses oppositions traditionnelles de la philosophie. Un rapprochement entre le monde des idées et la tauromachie évident qui pousse certains aficionados  à se rendre aux Arènes un livre à la main.

La corrida est tout d’abord le règne du paradoxe,  ce paradoxe réside dans le fait qu’elle consiste  à donner la mort en acceptant de s’y exposer soi-même, ce qui est au fond une attitude purement déroutante:comment un homme peut il désirer approcher la mort de cette façon ?

Une autre idée réside dans l’opposition nature – culture qu’évoque la corrida, la culture étant vu comme la tâche de l’homme dans son insoumission à une nature brute, la mise en avant de son  libre arbitre à dresser et dominer son environnement  se ressent aisément sur le sable des arènes.

La corrida exprime donc clairement la liberté de l’homme à dominer la nature, une nature prédatrice, un rapport entre l’homme et la nature fait de rapports complexes entre un désir de domination et un certain respect de cette nature.

La corrida s’articule clairement sur cette ambivalence, puisqu’ elle  est dominée par deux notions importantes, l’éthique et  l’esthétique.

L’esthétique pour la beauté du geste, le taureau et le torero représentant les objets de cet « art » mais aussi l’éthique, puisque la corrida est évidement le théâtre d’un nombre incalculable de règles, de modes de fonctionnement comportementaux et de consignes à respecter, notamment dans les coups portés au taureau qui doivent être ritualisés, sous peine de subir la bronca.

Mais une chose frappe directement quand on observe la corrida,  elle représente un certain triomphe du génie humain, de la raison sur l’animalité. La corrida est ainsi le royaume de l’intelligence, de la technique  face à la  puissance.

Qu’observe-t-on dans une arène ? Au fond,  Un petit homme habillé en  clown affrontant une bête hostile de  500 Kg au seul moyen d’une épée.

La corrida est donc le royaume du combat, combat durant lequel la ruse et la technique, dominent intégralement la force.
Si la corrida est le triomphe de la raison humaine sur l’animalité, il semble que la nature reprenne parfois ses droits :

C’est le cas du 7 octobre 2011 lorsque Juan José Padilla, rate sa 4 éme pose de banderille « al violin » ( sa spécialité) et subit une terrible « cornada » au visage,

La cornada de Padilla en vidéo  ci dessous, ( attention  vidéo violente , âmes sensible s’abstenir )

Le torero y laissera un œil mais pas sa fierté,  il décidera alors de ne pas renoncer à sa passion, il déclarera après son accident :

« Je ne veux pas que les fans me plaignent. Je ne veux pas inspirer de la pitié aux gens. Je me battrai à nouveau habillé en torero, parce que c’est mon rêve. »
Comme une victoire sur la vie, sur son handicap, Padilla affrontera d’autres taureaux dans son habit de lumière.

La encore la corrida évoque de nombreuses choses,  toute la mythologie de l’icône, dans l’arène comme Spartacus, le torero est  l’idole, le héros des aficionados.

Une autre question soulevée par la corrida est celle de savoir pourquoi des hommes éprouvent ce besoin, cet appétit du risque ? Que  pousse ces Toreros à toucher du doigt la mort ?  Que pousse donc Pablo Hermozo de Mendoza  a toucher  du bout du doigt le taureau lors de « ses corridas de rejon ». 

En effet, la corrida pose donc de nombreuses questions sur la vie. Comment articuler notre rapport entre l’émotion et la raison ? Si l’agora ou le forum doivent être le lieu privilégié du débat,  la corrida est une peinture incroyable de ces questions humaines.

L’émotion pousserait peut être à la voir  comme une tuerie, la philosophie voudrait pourtant que l’on se place plutôt à étudier  un fait du coté de la raison plutôt que de la passion.

Malgré tout, la prise en compte de la notion éthique pousse certaines associations à prendre en considération la souffrance de l’animal, c’est le cas de « sauvonsunteaureaudecorrida » dont l’icône « fadjen »,  le taureau miraculé tapisse les affiches des stands tel un canapé IKEA :

Un certain mérite néanmoins à ces associations qui luttent contre cet objet culturel et œuvrent à défendre leur vision du monde,  si tant est qu’ elles ne tombent pas dans le piège d’un utilitarisme primaire sur la souffrance animale.

Leur seule présence prouve bien à quel point la corrida questionne le rapport de l’homme à sa propre violence et  au règne animal.

Au fond,  la corrida choque de nombreux esprits peut être autant qu’elle en passionne,  L’impression intéressante qui peut en ressortir est cette ritualisation très intéressante de la violence,  la ou partout elle éclate dans le désordre et la laideur et dans une pure abstraction du sens. ( Amiens, Syrie, Grèce … )

Un courage des toreros qui force le respect, si la corrida est violente, Elle représente au fond certaines valeurs saines de sacrifice, d’engagement par le combat. De renoncement par le   travail.   Le travail ( La faena ici ) justement, car être torero est l’apprentissage d’une vie, un choix sacrificiel, celui d’affronter la mort.    (On dénombre dans l’histoire de la corrida 57 décès de matadors , de 184 novilleros, 73 picadors, 3 puntilleros et 8 rejoneadores.)

Au fond , La progressive non acceptation de la corrida est une histoire d’époque, Si la corrida est victime de critique virulente, c’est que nous vivons intégralement dans une société ou la chaine de consommation animale est cachée dans les abattoirs industriels, qui tend à faire oublier à la conscience collective, que pour manger de la viande, un animal doit mourir, et donc souffrir .   Si la corrida blesse et choque, ce n’est pas que nous n’aimons  pas la souffrance animale, mais simplement que ne nous voulions plus la voir et l’accepter. *

A l’heure où les debats ethiques passionnent les foules, et les colloques, y survivra-t-elle? C’est une question sur laquelle devra se prononcer le conseil constitutionnel à la mi septembre 2012, en  cas d’inconstitutionnalité de la pratique tauromachique, l’abolition totale pourrait intervenir dès l’année suivante.


*On ne ressort d’ailleurs jamais indemne de sa première corrida. Et jamais vraiment sobre,
Pour les aficionados adeptes de bières et de corridas.  Nous rappelons qu’il est vivement conseillé de rentrer en plaquage poubelle, moyen sur et écologique de retrouver son logis.